Arrestation de 3 Israéliens qui tentaient d’incendier Gaza avec un cerf-volant
Les individus ont été qualifiés d'' 'extrémistes' et d' 'idiots' par un député de l'opposition
Trois Israéliens ont été arrêtés par les troupes de l’armée israélienne vendredi après avoir tenté de faire voler un cerf-volant enflammé vers Gaza.
Le cerf-volant est tombé avant la frontière et a provoqué un incendie près du kibboutz Nahal Oz.
La police assuré que le feu a été maîtrisé et que les trois individus vont être interrogés.
Les médias ont décrit l’un des détenus comme un activiste d’extrême droite.
« Il y a des extrémistes et il y a des idiots. Le pire est un mélange des deux « , a tweeté le député de l’Union sioniste Amir Peretz.
Le député Haim Jelin (Yesh Atid), un ancien maire du conseil régional d’Eshkol, a condamné l’attaque.
« Un Juif israélien a voulu envoyer un cerf-volant en feu à Gaza », a-t-il tweeté. « En fin de compte, il a brûlé les champs de Nahal Oz et mis en danger l’armée israélienne. Je condamne fermement ces phénomènes extrêmes des deux côtés. Nous avons une armée qui nous protège. »
Plus tôt, un cerf-volant avec du matériel inflammable, envoyé de Gaza avait allumé un feu dans des champs près du Kibboutz Am, près de la frontière.
Un Palestinien aurait été blessé par les tirs de l’armée israélienne alors qu’il lançait le cerf-volant en feu vers Israël. Ce serait le premier tir de l’armée israélienne sur un palestinien envoyant un cerf-volant.
La tactique, qui consiste à attacher un cocktail Molotov à un cerf-volant et l’envoyer en Israël, a causé un incendie important mercredi dernier, brûlant des dizaines d’hectares de prairies et de champs agricoles pendant six heures près du Kibboutz, malgré les efforts de dix équipes de sapeurs-pompiers.
Depuis plusieurs semaines, les Gazaouis font régulièrement voler des cerfs-volants équipés de récipients de combustible brûlant, comprenant souvent du charbon de bois et des sacs de sucre pour assurer une combustion longue et lente.
Cette méthode a été introduite dans le cadre des manifestations « Marche de retour » à la barrière frontalière, qui ont débuté le 30 mars et se poursuivront jusqu’à la mi-mai.
Les manifestations de masse sont encouragées par le groupe terroriste Hamas, qui dirige Gaza, et dont les dirigeants affirment que leur objectif est d’éradiquer la frontière et de « libérer la Palestine ».