La majorité des terroristes tués à Gaza étaient issus du Jihad islamique
Huit membres du groupe soutenu par l'Iran, accusé d'avoir été le principal instigateur des violences, sont morts. Le Hamas aurait perdu 3 agents dans les frappes israéliennes
Au moins onze Palestiniens tués lors de frappes israéliennes dans la bande de Gaza depuis vendredi appartenaient à des membres d’organisations terroristes, selon le Jihad islamique et le Hamas. Et huit d’entre eux étaient des membres des brigades Al-Quds, l’aile armée du Jihad islamique.
Les brigades ont confirmé sur leur site internet les identités des huit hommes.
Les brigades Ezzedine al-Qassam – l’aile armée du Hamas – ont confirmé dans des déclarations que trois autres combattants morts durant les combats appartenaient à leurs rangs.
Israël a mené des centaines de frappes aériennes dans la bande de Gaza, samedi et dimanche, après que les groupes terroristes de l’enclave côtière – notamment le Jihad islamique et le Hamas – ont commencé à faire pleuvoir roquettes et autres missiles vers le sud d’Israël dans la matinée de samedi.
Quatre civils israéliens ont été tués dans cette escalade de violences : Trois ont été victimes de tirs de roquettes et un homme est mort lorsque son véhicule a été touché par un missile anti-tank.
Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas, à Gaza, a pour sa part indiqué que 29 Palestiniens avaient trouvé la mort dans les frappes israéliennes, notamment deux femmes enceintes et un nouveau-né. L’Etat juif a affirmé que l’une de ces femmes et son bébé avaient été tués par un lancement de roquette raté et non suite aux attaques de Tsahal.
Un porte-parole de l’armée n’a pas été en mesure de commenter pour le moment le bilan meurtrier présumé des violences enregistré à Gaza.
Selon les forces israéliennes, les frappes ont visé des infrastructures appartenant aux groupes terroristes, notamment des entrepôts d’armements et des structures de lancement et de production de roquettes.
L’armée a également reconnu avoir tué le commandant de terrain du Hamas Hamed Hamdan al-Khodari dans une attaque ciblée.
Elle a expliqué qu’al-Khodari était propriétaire d’un certain nombre de bureaux de change dans la bande de Gaza et qu’il les utilisait pour faire entrer des liquidités iraniennes au sein de l’enclave côtière à destination du Hamas, du Jihad islamique et autres groupes terroristes.
Le calme est revenu sur la frontière lundi, après que les deux parties ont conclu un cessez-le-feu présumé. Le Hamas et le Jihad islamique, des groupes terroristes qui ont tous les deux juré de détruire Israël, ont annoncé cette trêve, tandis qu’Israël a gardé le silence – conformément à sa politique générale.
Contrairement aux derniers éclats de violence, dont les prémisses avaient été attribués au Hamas, le Jihad islamique, soutenu par l’Iran, a été accusé par l’Etat juif d’avoir été le principal instigateur des affrontements du week-end.
Le général réserviste Amos Yadlin a confié que l’armée s’était focalisée sur des cibles appartenant au Jihad islamique, entraînant un bilan meurtrier plus lourd pour ce dernier.
« Encouragé par l’Iran, le Jihad islamique a œuvré à embraser la frontière avec ses roquettes et ses snipers », a-t-il dit.
Pendant le week-end, les responsables israéliens ont accusé le Jihad islamique d’avoir été à l’origine de l’escalade des tensions avec Israël.
« Le mouvement du Jihad islamique entraîne vers l’escalade le Hamas et la bande de Gaza toute entière. Il a été à l’origine de cette escalade et il fait tout ce qui est en son pouvoir pour enflammer la bande de Gaza et détruire les initiatives de retour au calme », a commenté samedi Ofir Gendelman, le porte-parole arabophone du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
« Le Jihad islamique a prouvé une fois encore qu’il ne se préoccupe guère des résidents de Gaza et il paie maintenant le prix des attaques commises à notre encontre ».