Le maire de Jérusalem défend la taxation des biens des églises

Ces impôts ne concernent que les entreprises et les commerces, et non les lieux de culte, a rappelé Nir Barkat

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, lors d'une conférence de presse à la municipalité de Jérusalem au sujet de son différend avec le ministère des Finances sur le budget de la ville, le 1er janvier 2018 (Crédit : Flash90)

Le maire de Jérusalem Nir Barkat a défendu dimanche une initiative visant à geler les avoirs de l’église jusqu’au paiement de millions de shekels d’arriérés d’impôt à la ville.

L’église du Saint Sépulcre a fermé ses portes dimanche jusqu’à nouvel ordre. Les chefs religieux, furieux, veulent ainsi riposter contre ce qu’ils considèrent comme une « campagne systématique » menée par Israël contre la communauté chrétienne en terre sainte.

Dans le cadre de cette « campagne », la récente décision prise par la municipalité de Jérusalem de geler les avoirs des églises jusqu’au paiement de millions de shekels correspondant, selon la mairie, à des arriérés d’impôts.

« L’église du Saint-Sépulcre et tous les lieux de culte sont exemptés de taxes municipales et c’est ainsi que ça continuera », a tweeté Barkat.

« Mais est-il logique que les propriétés commerciales comme les hôtels, les salles et les commerces soient exemptés d’impôt simplement parce qu’ils appartiennent à l’église ? », a-t-il ajouté.

« Pourquoi l’hôtel Mamila devrait-il payer des impôts et l’hôtel Notre Dame, juste en face, ne pas en payer ? », a-t-il interrogé.

Barkat a expliqué que les églises devaient environ 650 millions de shekels en arriérés d’impôt.

« Je ne veux pas que les habitants de Jérusalem se retrouvent avec ces sommes énormes d’impôts sur les épaules », a-t-il dit.

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