Marine Le Pen annonce porter plainte contre Agnès Buzyn après ses déclarations
'Elle est contre l'antisémitisme mais elle a plein de néo-nazis dans son entourage,' a noté Agnès Buzyn
Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, a appelé dimanche à ce que les manifestations des « gilets jaunes » s’arrêtent, critiquant vivement la « radicalisation » du mouvement et les propos antisémites contre le philosophe Alain Finkielkraut samedi.
« Ces manifestations doivent s’arrêter », a-t-elle encore dit, trois mois après leur démarrage, soulignant toutefois que parmi ceux qui manifestent encore, il y a « quelques personnes de bonne foi ».
La ministre a également commenté le soutien de Marine Le Pen à Alain Finkielkraut après son agression.
« Elle est contre l’antisémitisme mais elle a plein de néo-nazis dans son entourage, » a souligné Buzyn.
Ella a ajouté: « dès qu’elle peut aller en Autriche ou à Bruxelles rejoindre les néo-nazis et mouvements d’extrême droite d’Europe et du monde entier, elle y court. Elle mange à tous les râteliers. C’est ce que j’ai à dire aujourd’hui ».
Piquée, Marine Le Pen a répondu aussitôt : « Ces propos sont infâmes, et Mme Agnès Buzyn devra en répondra devant la justice ».
Au Rassemblement national, il ne faut pas souffler beaucoup sur certains militants et certains cadres pour que la flamme antisémite et raciste ne se rallume. « Ils sont partout, » pourrait-on dire en retournant une de leurs expressions favorites : directeur de campagne, trésorier, candidats, militants, dans des proportions inquiétantes.
Malgré sa volonté de dédiaboliser le RN, Marine Le Pen n’a renié, ni éloigné d’elle les « infréquentables » nazillons du GUD (Chatilon, Loustau), les proches d’Alain Soral, ou les identitaires. Des personnes grillées en politique, mais des hommes de l’ombre sur qui elle sait s’appuyer.
Un inventaire de ses proches avait été réalisé durant la dernière campagne de l’élection présidentielle.
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