Mort de la petite fille atteinte d’une maladie génétique rare
Noga Baumatz, 2 ans, qui a succombé au syndrome de Hoyeraal-Hreidarsson, laisse derrière elle ses parents - dont la course éperdue à un traitement aura échoué - et deux soeurs
Noga Baumatz, la petite fille israélienne dont la famille avait lancé une campagne en faveur du développement d’une thérapie génique pour soigner sa maladie orpheline, s’est éteinte à l’âge de deux ans, ont annoncé samedi ses parents.
« Hier soir, l’âme extraordinaire de Noga a quitté son corps. Après une longue bataille dans une unité de soins intensifs, elle a décidé qu’il était temps de s’en aller », ont-ils expliqué dans un communiqué.
« Nous sommes brisés et sous le choc de la mort de notre petite guerrière et nous souhaitons vous remercier tous pour avoir traversé ce moment difficile à nos côtés et pour nous avoir offert votre soutien ».
Noga Baumatz est l’une des quelque 20 à 30 personnes sur terre qui ont été diagnostiquées du syndrome Hoyeraal-Hreidarsson, une maladie génétique extrêmement rare et fatale, qui se caractérise par un dysfonctionnement de la moelle osseuse et une prédisposition au cancer.
La famille Baumatz — aux côtés d’un ami généticien, le docteur Noam Diamant — avait lancé une campagne de financement participatif pour trouver un traitement et avait ouvert un laboratoire à Rehovot chargé de produire une thérapie génique taillée sur mesure pour l’enfant, visant à rectifier la mutation du gène RTEL1, qui préserve la longueur des télomères qui protègent les chromosomes.
Ce processus, avaient-ils espéré, aurait pris un an.
Baumatz laisse derrière elle ses parents et ses deux sœurs.
Elle sera inhumée dimanche à Karmei Yosef, dans le centre d’Israël.