Netanyahu a discuté de l’Iran avec Merkel et de Gaza avec Macron
Les appels téléphoniques avec les dirigeants européens surviennent après le retrait de Trump de l'accord nucléaire et les affrontements violents à la frontière avec Gaza
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu mardi soir avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron dans le cadre de pourparlers axés respectivement sur l’Iran et sur la violence à la frontière entre Gaza et Israël.
Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, Netanyahu a déclaré à Merkel que « des opportunités ont été créées » suite au retrait retrait du président américain Donald Trump de l’accord nucléaire iranien la semaine dernière, pour « limiter l’agression de l’Iran et empêcher sa nucléarisation militaire ».
Netanyahu a également remercié Merkel pour sa « condamnation de l’agression iranienne et son soutien au droit d’Israël à défendre sa souveraineté ».
Mme Merkel avait condamné Téhéran la semaine dernière suite aux tirs de missiles sur le plateau du Golan depuis la Syrie lors d’une attaque qu’Israël a imputée aux troupes iraniennes. Berlin a qualifié l’attaque de « provocation sérieuse que nous condamnons fermement ».
L’appel entre Netanyahu et Merkel intervient alors que le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a rencontré ses homologues français, britannique et allemand à Bruxelles. Les trois signataires européens de l’accord historique de 2015 sont à la tête des efforts internationaux pour le préserver après que Trump se soit retiré et ait réimposé des sanctions qui avaient été levées en vertu de l’accord.
L’UE a déclaré qu’elle s’en tiendra à l’accord aussi longtemps que l’Iran le fera, mais la République islamique a averti qu’elle est prête à reprendre l’enrichissement de l’uranium à l’échelle industrielle si elle n’est pas satisfaite. Téhéran a déclaré qu’il veut des garanties que les avantages économiques de l’accord se poursuivront en cas de maintien et Zarif a averti qu’il s’attendait à voir des progrès « dans les prochaines semaines ».
Netanyahu a également parlé à Macron mardi pour justifier la riposte d’Israël aux violentes manifestations à la frontière de Gaza, a déclaré le bureau du Premier ministre.
Le Premier ministre « a déclaré qu’Israël défendra ses intérêts en matière de sécurité et a souligné qu’aucun pays ne tolérerait que d’autres pays menacent sa souveraineté », selon la déclaration.
L’appel intervient au milieu d’un tollé de la part de plusieurs pays au sujet de la violence à la frontière de Gaza, où des dizaines de Palestiniens ont été tués lors d’affrontements avec l’armée israélienne.
Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a déclaré que 60 Palestiniens ont été tués et que plus de 2 700 ont été blessés lundi au cours des plus grandes émeutes et rassemblements dans le cadre d’une campagne de manifestations de plusieurs semaines contre Israël, connue communément sous le nom de « Marche du retour ».
Plus tôt mardi, Netanyahu a déclaré à la télévision américaine que les soldats n’avaient d’autre choix que de recourir à la force meurtrière lors des manifestations de lundi, et que la responsabilité des morts incombait entièrement au groupe terroriste du Hamas qui dirige la bande de Gaza.
Le gouvernement américain a également rendu le Hamas responsable de la violence. Le Hamas qui règne dans la bande de Gaza ne reconnaît pas le droit d’Israël à exister.
L’armée israélienne affirme que le Hamas et d’autres groupes terroristes avaient utilisé les manifestations comme couverture pour mener des attaques contre Israël, notamment en tirant sur les soldats et en essayant de franchir la clôture de la frontière. Il a déclaré que 24 des personnes tuées appartenaient au Hamas ou aux groupes terroristes du Jihad islamique.
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