Rashida Tlaib refuse d’aller en Israël en raison de conditions « oppressives »
Après avoir été interdite d'entrée en Israël, Rashida Tlaib en a été autorisée pour 'raisons humanitaires' ; dans un dernier revers, elle refuse désormais de s'y rendre
L’élue démocrate américaine d’origine palestinienne Rashida Tlaib a annoncé vendredi sur Twitter qu’elle renonçait à rendre visite à sa grand-mère, en Cisjordanie, à cause des « conditions oppressives » imposées, selon elle, par Israël, dont elle a dénoncé les « politiques racistes » dans un tweet.
« J’ai décidé que rendre visite à ma grand-mère sous ces conditions oppressives allait à l’encontre de tout ce en quoi je croyais : combattre le racisme, l’oppression et l’injustice », a tweeté Rashida Tlaib, première élue au Congrès américain d’origine palestinienne. « Je ne peux pas permettre à l’Etat d’Israël (…) d’utiliser mon amour pour ma mamie afin de me soumettre à leurs politiques oppressives et racistes », a-t-elle écrit.
« Me faire taire et me traiter comme une criminelle n’est pas ce qu’elle veut pour moi. Ca tuerait une partie de moi-même », a-t-elle ajouté.
Après avoir été interdite d’entrée en Israël avec son consœur Ilhan Omar, représentante au Congrès, Rashida Tlaib en avait finalement été autorisée pour « raisons humanitaires » afin de rendre visite à sa grand-mère.
« Je voudrais demander une autorisation d’entrée en Israël pour rendre visite à mes proches, et particulièrement ma grand-mère, qui a plus de 90 ans et qui vit à Beit Ur al-Fouqa », avait écrit Tlaib dans sa lettre à l’attention du ministre de l’Intérieur israélien Aryeh Deri.
« C’est peut-être ma dernière chance de la voir. Je respecterais toutes les restrictions et ne promouvrais aucun boycott contre Israël pendant mon séjour », poursuivait la lettre, qui a été publiée par le site Ynet vendredi matin.
Selon les articles de médias israéliens vendredi, l’ambassade israélienne à Washington avait été en contact avec l’équipe de Tlaib pour lui faire signer un formulaire dans lequel elle s’engageait à se plier à une série de restrictions, notamment à s’abstenir de promouvoir le boycott d’Israël durant son séjour.