Un candidat LREM reçoit un de ses tracts de campagne couvert de croix gammées

Alain Fontanel, candidat à la mairie de Strasbourg, annonce qu'il portera plainte

Un tract de campagne de Alain Fontanel, candidat LREM à la mairie de Strasbourg, couvert de croix gammées, reçu à son domicile, le 29 janvier 2020. (Capture d'écran Twitter)

Le candidat LREM à la mairie de Strasbourg Alain Fontanel a annoncé mercredi sur Twitter qu’il allait porter plainte après avoir reçu à son domicile un de ses tracts de campagne couvert de croix gammées.

« Ma fille de 10 ans a trouvé ce matin à notre domicile un document couvert de croix gammées », indique le candidat, actuel premier adjoint du maire de Strasbourg, sur son compte Twitter, photo du tract à l’appui, montrant des croix gammées tracées dans le sens inverse de celui utilisé par les nazis.

« Ma fille a trouvé ce tract dans notre jardin. Je sais que les croix gammées sont mal faites mais on les voit quand même très clairement. Cela intervient dans un contexte où il y a des actes de dégradations, des insultes… Il y a une tension dans le débat public », a-t-il regretté auprès de l’AFP.

Le candidat a aussi rapporté avoir été victime d’autres actes d’intimidation ces derniers jours, sur lesquels il n’a pas souhaité s’étendre.

« On peut débattre de tout dans une démocratie mais les limites sont largement dépassées », a poursuivi M. Fontanel, qui est également le 1er adjoint du maire actuel de Strasbourg Roland ries (ex-Ps).


Le candidat n’avait jamais été confronté à de tels actes avant d’entrer en campagne pour les municipales, il y a quelques semaines.

« Je considère qu’une étape est clairement franchie dans le cadre des municipales : c’est un acte d’intimidation et de menace, dans mon espace privé, où ma famille vit », a-t-il également écrit dans son message sur Twitter, ajoutant qu’il ne se laisserait pas intimider.

« Strasbourg ce n’est pas cela et ça ne pourra jamais l’être », ajoute-t-il, alors que les départements alsaciens sont confrontés ces dernières années à une multiplication des graffitis antisémites et anti-migrants et à des profanations de cimetières juifs.

Lors de ses vœux à la presse il y a quelques jours, le préfet du Bas-Rhin Jean-Luc Marx avait indiqué que 43 actes racistes et/ou antisémites avaient été recensés en 2019 dans le département.

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