Un suspect de l’attaque de Duma bientôt assigné à résidence ?
Le groupe d'aide juridique Honenu a salué l'initiative ; L'homme de 20 ans attend son procès pour son rôle dans l'attaque meurtrière contre une famille palestinienne en 2015
Le magistrat d’une cour de district centrale a ordonné une audience, à la fin de la semaine, qui sera consacrée à l’éventuelle assignation à résidence d’un homme soupçonné de complicité dans une attaque terroriste survenue en 2015 à Duma.
Le suspect de 20 ans avait été placé en détention pour complicité de meurtre pour son rôle présumé dans l’attaque à la bombe incendiaire perpétrée en 2015. Son nom n’avait pas été révélé puisqu’il était mineur au moment des faits. Un nouveau-né, Ali Saad Dawabsha et ses parents, Riham et Saad Dawabsha avaient trouvé la mort lors de cet attentat tandis qu’un autre fils, Ahmed Dawabsha, âgé de cinq ans à l’époque, avait été soigné pendant des mois en raison des graves brûlures occasionnées par le dispositif explosif.
La décision du juge de la cour de district centrale a été prise malgré l’opposition du bureau du procureur de l’Etat, selon l’organisation Honenu, qui offre une aide juridique aux militants juifs d’extrême-droite.
L’avocat de Honenu, Adi Keidar, a expliqué être satisfait de cette décision.
« Je suis heureux que la cour avance à nos côtés, pas à pas », a-t-il commenté, ajoutant qu’il espérait que l’audience aboutisse à la libération de son client.
Les procureurs ont pour leur part demandé que le suspect reste derrière les barreaux jusqu’à la fin des procédures judiciaires entreprises à son encontre.
Le mois dernier, un panel de magistrats avait estimé que les aveux obtenus sous la contrainte du suspect non-identifié devaient être rejetés.
Les autres confessions obtenues de la bouche même du suspect et qui ont été considérées comme « admissibles » ne créaient pas de lien entre l’adolescent et l’attaque, ce qui avait mené la défense à soumettre une demande de libération de l’accusé, qui est emprisonné depuis le mois de décembre 2015.
Les procureurs ont insisté sur le fait qu’il y a encore suffisamment de preuves pour poursuivre le complice présumé malgré les aveux invalidés.
Le mineur et Amiram Ben-Uliel, accusé l’année dernière d’avoir perpétré l’attaque, avaient clamé leur innocence, insistant sur le fait qu’ils n’avaient avoué le crime qu’après avoir été soumis à la torture par les interrogateurs du Shin Bet.
Aucune audience n’a encore été programmée pour Ben Uliel, le tout premier suspect qui devra répondre à trois chefs d’inculpation pour meurtre. Tandis que le tribunal a également rejeté un certain nombre d’aveux qu’il avait fait, d’autres le liant directement à l’attaque ont été considérées comme « admissibles » dans le dossier ouvert contre lui.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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