Une réunion sur le Yémen avec plusieurs pays organisée à Paris
Les ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni, des États-Unis, de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis vont discuter 'd'une solution politique au conflit au Yémen'
Les ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni, des États-Unis, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis vont se réunir mardi soir à Paris pour discuter « d’une solution politique au conflit au Yémen », a-t-on appris de sources concordantes.
Cette réunion, organisée par le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, aura lieu à l’ambassade du Royaume-Uni à Paris. Plusieurs ministres ont participé plus tôt dans la journée dans la capitale française au lancement d’une initiative internationale contre les armes chimiques, notamment en Syrie.
« Les conflits en Syrie et au Yémen ont créé deux des pires crises humanitaires actuelles. Il ne peut y avoir de solution militaire à ces conflits, seules des solutions politiques pacifiques et bien négociées peuvent vraiment mettre fin à la souffrance », estime Boris Johnson dans un communiqué.
Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson participera à cette rencontre, selon le département d’État, mais elle aura lieu à huis clos et aucune déclaration n’est attendue.
La guerre au Yémen a fait plus de 9 200 morts et près de 53 000 blessés. Selon l’ONU, ce pays, le plus pauvre du Moyen-Orient, est le théâtre de « la pire crise humanitaire du monde ».
En mars 2015, l’Arabie saoudite est intervenue à la tête d’une coalition militaire de pays arabo-musulmans pour appuyer le gouvernement yéménite, mais les forces loyalistes peinent à reconquérir le terrain perdu au profit des rebelles.
Ryad, critiqué pour ses raids aériens, dont ont été victimes des milliers de civils, et favorable au blocus imposé autour du Yémen, a annoncé lundi une « nouvelle aide humanitaire » de 1,5 milliard de dollars et une opération pour faciliter les secours.
De son côté, l’Arabie saoudite accuse l’Iran, son grand rival régional, de transférer clandestinement des armes aux rebelles houthis.