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2 femmes philippines et 3 enfants arrêtés lors d’un contrôle de l’immigration

Israël expulsera cet été 50 enfants de travailleurs étrangers dont le visa a expiré ; un père et son fils présentant des troubles cognitifs obtiennent un sursis de 2 semaines

Deux garçons philippins lors d'une manifestation contre les expulsions à Tel Aviv, le 24 juin 2019. (Melanie Lidman/Times of Israël)
Deux garçons philippins lors d'une manifestation contre les expulsions à Tel Aviv, le 24 juin 2019. (Melanie Lidman/Times of Israël)

Deux travailleurs philippins et trois enfants ont été arrêtés au cours d’une descente d’immigration mardi matin dans le centre d’Israël alors que les autorités semblent accélérer leurs efforts pour arrêter et expulser environ 50 enfants de travailleurs étrangers pendant l’été.

Un peu avant 9h30 mardi, des agents de l’immigration sont entrés par effraction dans la maison de Geraldine Esta à Ramat Gan et l’ont arrêtée avec ses deux enfants, âgés de 6 et 10 ans, ainsi qu’une deuxième femme et un enfant non identifiés.

Le président du parti Meretz, Nitzan Horowitz, était présent lors du raid, en direct sur Twitter.

« Ces enfants sont nés ici et leur seul ‘crime’ est d’être nés d’une mère philippine », a-t-il écrit. « Maintenant, la police emballe ses quelques affaires et à l’extérieur, quelques amis sont debout et pleurent. »

« C’est quelque chose de vraiment cruel », poursuit Horowitz. « Ils sortent la mère en larmes et ses deux enfants tremblants [avec] deux sacs avec quelques vêtements. C’est comme ça qu’on détruit la vie de quelqu’un. »

« Ils ont mis les enfants, en état de panique, dans cette voiture blindée, pour les emmener dans une cellule de détention. C’est ce que nous devons faire aux criminels, pas aux petits enfants. Il n’y a aucune raison au monde de se comporter ainsi. C’est bien plus qu’une honte et une infamie – c’est un abus et cela doit cesser. »

Ganalin Lot, l’amie d’Esta, a dit à Haaretz qu’à son arrivée, elle avait « vu la police dehors, et qu’ils criaient encore et encore pour ouvrir la porte. Puis ils sont venus avec quelque chose pour enfoncer la porte et sont entrés dans la maison. Ils les ont sortis de la maison en pleurs. Le garçon de 10 ans a pleuré et je lui ai dit d’être fort. C’était horrible à regarder. »

Le raid n’a eu lieu que deux jours après le début de la campagne des agents avec l’arrestation d’Ofresina Koanka et de son fils Michael, d’âge scolaire ayant des difficultés cognitives.

Mélanie Lidman a contribué à cet article.

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