7 écrivains expatriés israéliens à suivre
Écrivant dans leur langue maternelle ou adoptive, ces auteurs se sont fait un nom parmi les auteurs internationaux

JTA – Les Israéliens voyagent autour du globe, comme quiconque a voyagé en Thaïlande, à Goa ou en Patagonie le sait.
Les écrivains, aussi, sont connus pour vivre à l’extérieur de leur patrie – Milan Kundera, d’origine tchèque, vit à Paris et écrit en français ; Jhumpa Lahiri s’est installé à Rome en 2012 et a écrit son premier livre en italien plus tôt cette année et l’année dernière, l’écrivain arabo-israélien Sayed Kashua est parti pour Champaign, Illinois, et continue d’écrire dans sa langue adoptive, l’hébreu.
Alors peut-être n’est-il pas surprenant qu’il y ait pléthore d’écrivains israéliens partis s’installer pour divers coins du monde. Certains ont adopté la langue de leur pays de résidence et choisi d’écrire dans cette langue ; d’autres continuent d’écrire en hébreu.
La prolifération d’écrivains israéliens vivant à l’étranger n’est pas sans controverse : en janvier, le grand prix littéraire d’Israël, le prix Sapir, a été décerné à Reuven Namdar, un Israélien qui réside à New York.
C’était le premier écrivain vivant en dehors d’Israël à le recevoir, et suite à cela, Israël a adopté une nouvelle loi restreignant le prix à des écrivains vivant en Israël à temps plein.
Si le nombre d’auteurs hébreux vivant et écrivant des livres à l’étranger est faible, leur travail pose la question de savoir si oui ou non la culture israélienne peut avoir une portée mondiale.
Voici quelques aperçus d’écrivains israéliens à travers le monde qui méritent d’être suivis :
Maya Arad
Arad est écrivain en résidence au Centre Taub de l’Université de Stanford d’études juives depuis 2009 et est surtout connue pour son roman de 2003, « Un autre endroit, une ville étrangère, » traduit en anglais.
La plupart de ses livres portent sur les Israéliens qui vivent à l’étranger ; en fait, les lecteurs lui disent qu’ils donnent souvent ses livres à des amis qui se préparent à se rendre à l’étranger.
Son livre le plus récent, « La démence présumée, » traite de la langue et des souvenirs.
Ola Groisman
Groisman a immigré en Israël en provenance de Russie à 7 ans. Pendant les 12 dernières années, cependant, elle a vécu à Cambridge, en Angleterre, et a écrit en hébreu.
Son premier roman, « La valise sur la neige, » sur une jeune femme israélienne qui voyage en Russie, a bien été accueilli en Israël.
Son deuxième roman, « Le déplacé » – sur les difficultés des immigrants russes à assimiler la culture israélienne dans les années 1990 – n’a pas aussi bien réussi, peut-être parce que le message de l’auteure ne veut pas être entendu par les Israéliens.
Admiel Kosman
À la fois poète et professeur d’études juives, Kosman a grandi dans une famille orthodoxe et est directeur académique au Collège Abraham Geiger de Potsdam, Allemagne – la première école à former des rabbins réformés en Allemagne depuis l’Holocauste.
Son poème, « J’essaie de vous réveiller dans le noir, » à propos de son amour et de la nostalgie pour Jérusalem, est utilisé par des groupes juifs de droite et de gauche et des groupes palestiniens pour exprimer leurs sentiments sur la ville.
Résidant à présent en Allemagne, il dit que l’hébreu renferme une force qu’il n’a pas eue pour lui quand il vivait en Israël. Son livre, « Vous approcher en anglais : Poèmes choisis d’Admiel Kosman » a été publié en 2011.
Reuven Namdar
L’une des plus grandes joies de Reuven « Ruby » Namdar est de s’asseoir dans un café à New York, et d’entendre le buzz de l’anglais tout autour de lui, tout en écrivant en hébreu sur son ordinateur portable.
Namdar, 52 ans, a déménagé aux États-Unis après son service militaire, où il a découvert des écrivains juifs américains comme Saul Bellow, Philip Roth et Cynthia Ozick. Il dit que son roman le plus récent – « La maison en ruine » à propos d’un professeur qui hallucine sur Saint Temple de Jérusalem, qui a remporté le prix Sapir – leur rend hommage. Le roman est en cours de traduction en anglais.
Shelly Oria
Oria est partie de Tel Aviv à New York pour obtenir un diplôme de maîtrise en beaux-arts au Sarah Lawrence College. Même si elle a commencé à effectuer toutes ses missions en hébreu et à les traduire, à un certain point, elle s’est forcée à composer en anglais.
Sa série d’histoires postmodernes « New York 1, Tel Aviv 0 » – qui parlent soit de la cohabitation d’un trio soit de la réunion de l’artiste avec la fille qu’il a abandonnée – présente des personnages qui jonglent entre les deux cultures, américaine et israélienne. Le livre, écrit en anglais et publié l’année dernière, est en cours de traduction en hébreu.
Lavie Tidhar
Peu d’écrivains ont le culot d’écrire de la fiction sur Oussama ben Laden ou de créer une autre histoire d’Auschwitz, et pourtant le prolifique Tidhar a fait les deux (dans « Oussama : un roman » et « Un homme est allongé rêvant ».
Élevé dans un kibboutz, et aujourd’hui résident à Londres, Tidhar a également édité les anthologies publiées récemment « Juifs Vs. Zombies » et « Juifs Vs. Extraterrestres ».
Tidhar écrit à l’intersection de la fiction spéculative, noire, de thriller et fantastique. Son dernier roman, « Central Station », à propos de la gare routière de Tel-Aviv, a été écrit en anglais, comme la majorité de son travail, et doit paraître d’ici mars 2016.
Ayelet Tsabari
Tsabari a récemment attiré beaucoup d’attention avec sa récente victoire du Prix Sami Rohr de littérature juive pour son recueil de nouvelles « Le meilleur lieu sur la terre : histoires. »
Le livre, écrit en anglais, contient des histoires à partir des perspectives d’une multitude de personnages – une grand-mère yéménite, une soignante philippine, un Britannique d’origine indienne, une jeune femme de l’armée israélienne.
Si elle vit maintenant à Toronto, Tsabari écrit souvent sur Israël et affirme que « languir un lieu, avoir le sentiment d’éloignement, est un thème très juif ». Tsabari travaille actuellement sur un roman et un mémoire.
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