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Abbas : il faudrait être « fou » pour laisser Washington jouer le médiateur

Depuis la reconnaissance de Jérusalem par Donald Trump, le président de l'AP refuse tout contact avec l'administration américaine 

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 20 septembre 2017 (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 20 septembre 2017 (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré lundi qu’il faudrait être « fou » pour laisser les Etats-Unis jouer à nouveau les médiateurs de paix, et a promis de reprendre l’effort pour la reconnaissance à part entière d’un Etat de Palestine par l’ONU.

M. Abbas prenait la parole à Ramallah devant de hauts responsables palestiniens réunis pour la première fois depuis l’annonce, le 6 décembre par le président américain Donald Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Il s’exprimait avant que les Etats-Unis n’opposent leur veto à une résolution de l’ONU condamnant cette reconnaissance unilatérale.

« Quiconque permet aux Etats-Unis de revenir dans le rôle de partenaire ou de médiateur du processus de paix est un fou », a dit M. Abbas.

Depuis le 6 décembre, M. Abbas refuse tout contact avec l’administration Trump.

« Nous sommes résolus à retourner, et à retourner plusieurs fois, devant les Nations unies pour devenir membres à part entière des Nations unies », a dit M. Abbas.

Le 29 novembre 2012, la Palestine était devenue un « Etat observateur non membre » de l’ONU, lors d’un vote historique à l’Assemblée générale. Fort de ce nouveau statut, l’Etat de Palestine a intégré des agences de l’ONU et a rejoint la Cour pénale internationale. Mais la Palestine n’est pas encore devenue membre à part entière de l’ONU bien qu’elle soit reconnue par plus de 130 pays.

« Il ne nous manque rien. Nous avons une autorité politique, nous avons une terre et nous avons des frontières. Nous avons le droit d’être reconnus par le reste du monde », a dit M. Abbas.

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