Affrontements entre la police et les Haredim à Beit Shemesh
Une vidéo montre un groupe d'hommes ultra-orthodoxes tentant d'empêcher le nettoyage d'un graffiti critiquant la maire de la ville, Aliza Bloch, qui y est comparée à Hitler

Des affrontements mineurs ont éclaté vendredi à Beit Shemesh entre la police et des manifestants ultra-orthodoxes alors que les autorités nettoyaient un graffiti contre la maire de cette ville des environs de Jérusalem.
Une vidéo montre ainsi un groupe d’hommes ultra-orthodoxes s’approchant d’un agent qui tente de nettoyer l’inscription tandis que des policiers tentent de les arrêter.
S’ensuit une bousculade entre les deux camps – qui apparaît dans une deuxième vidéo – alors que les forces de l’ordre s’efforcent de conserver les manifestants à distance.
Le graffiti, écrit en hébreu, semble dire : « Aliza Bloch = Hitler ».
Selon le radiodiffuseur public Kan, l’inscription aurait été écrite pour protester contre la démolition d’une synagogue qui avait été illégalement construite à Beit Shemesh au début de la semaine.
ובעקבות הגרפיטי נגד עליזה בלוך שכתוב עליו "עליזה בלוך היטלר" עימותים בין המשטרה הפקחים לבין הקיצוניים pic.twitter.com/9I8kP2w4DS
— Yossi Eli (@Yossi_eli) July 5, 2019
La photo d’un autre graffiti qui aurait été découvert dans la ville qualifie Bloch de « terroriste » suite à cette démolition.
« Qualifier Aliza Bloch, maire de Beit Shemesh, de terroriste est une grave incitation et il nous est impossible de garder le silence là-dessus », a écrit Yair Lapid, député du parti centriste Kakhol lavan, sur Twitter.
Lapid a appelé la police à ouvrir une enquête et à arrêter l’auteur de ces graffitis.
« Les terroristes, ce sont des gens qui assassinent, ce ne sont pas des maires en Israël », a-t-il affirmé.
Bloch, une femme sioniste religieuse, a été élue première femme maire de Beit Shemesh l’année dernière, battant le maire ultra-orthodoxe en place Moshe Abutbol.
Beit Shemesh a connu des conflits, ces dernières années, entre les résidents ultra-orthodoxes et les habitants non-ultra-orthodoxes et laïcs sur les restrictions posées sur l’habillage des femmes et la séparation des sexes dans les bus publics.
Lors d’un incident qui avait été très médiatisé en 2011, une fillette orthodoxe de huit ans avait essuyé les crachats d’hommes ultra-orthodoxes sur le chemin de l’école pour sa tenue qu’ils avaient considérée comme impudique.
JTA a contribué à cet article.
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