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Alex Israel expose au ‘Los Angeles, une fiction’ du MAC de Lyon

Artiste, contemporain, businessman futé, et 'performer' Alex Israel participe à une exposition lyonnaise consacrée à la scène californienne

« Alex Israel, Californien tout juste trentenaire, explique le magazine en ligne d’art contemporain ZeroDeux.fr, cumule les identités disparates d’artiste, de chef d’entreprise et de rédacteur pour le magazine Purple Fashion. Il s’est aussi mué cette année en interviewer pour une série d’émissions intitulée As It LAys » où se sont croisées Paris Hilton, Mélanie Griffith, ou Breat Easton Ellis, qui se confrontent aux questions absurdes de l’artiste.

Entre mythe et réalité : l’exposition « Los Angeles une fiction », qui s’est ouverte mercredi au Musée d’Art Contemporain (MAC) de Lyon, explore l’histoire de la cité californienne, symbole du « rêve américain », à travers sa scène artistique et littéraire.

Les œuvres de 34 artistes de la cité des Anges, parmi lesquels des pionniers comme David Hockney, Robert Irwin ou John Baldessari, côtoient celles de la jeune génération, représentée par Alex Israel ou Lizzie Fitch ou encore Ryan Trecartin.

Les œuvres sont accompagnées d’extraits littéraires de 84 écrivains liés à la ville, dont T.C Boyle, Michael Connelly, ou encore Joan Didion, « pour créer un dialogue entre art visuel et texte », explique le Norvégien Gunnar B. Kvaran, l’un des trois commissaires de l’exposition.

« Il y a une ambiguïté entre le mythe et la réalité (…). Il n’y a pas qu’Hollywood et ses quartiers chics liés à l’industrie du cinéma. On a redécouvert la mixité sociale, les problèmes de racisme, la pauvreté, l’immigration », ajoute-t-il.

La société de consommation resurgit dans les peintures de John Baldessari. De même que sa vision satirique du pouvoir dans son collage photos « Espace entre : poignées de mains », mélangeant hommes politiques, chimpanzés et un chien.

La toile de David Hockney « Deux hommes dans une douche » (1963) rappelle l’époque où l’homosexualité était taboue dans cette ville de tous les excès.

Avec son jardin sonore associant plantes artificielles et bruissement de l’eau, William Leavitt, figure centrale de l’art conceptuel des années 1970, oppose le naturel et l’artificiel à l’image de Los Angeles.

Plus loin, les toiles de Jonas Wood plongent le visiteur dans l’univers feutré des intérieurs de la classe moyenne californienne.

Dans ses photographies « Being and having » de femmes portant la barbe ou la moustache (1991), Catherine Opie aborde la question du genre masculin, féminin et de la sexualité.

« C’est toujours dit soit avec légèreté, soit dans l’outrance, mais ce n’est jamais tragique », observe Thierry Raspail, directeur du MAC Lyon.

Autre artiste majeur de la Côte ouest, Robert Irwin joue sur les effets de lumière, de couleur et d’ombres avec Swiss Maid (2015), une composition de tubes fluorescents recouverts de gélatine.

Dans ses portraits, Henry Taylor met en scène « les gens de couleur » et l’histoire des fermiers afro-américains. Avec en toile de fond les relations raciales aux Etats-Unis.

La toile « The Back of Hollywood » (1977) d’Edward Ruscha, représentant les célèbres lettres géantes de dos sur fond de soleil couchant, montre le visage sans clinquant de la ville du divertissement.

Dans son autoportrait de profil (2013) Alex Israel, la star montante de la scène contemporaine de L.A., ne quitte pas ses célèbres lunettes de soleil, symbole pour lui de la Californie du Sud.

L’exposition se tient jusqu’au 9 juillet.

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