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Allemagne : enquête sur une cellule d’extrême droite au sein de la police

Cinq policiers sont accusés d'avoir formé une cellule qui a échangé des photos de Hitler et de croix gammées via un groupe WhatsApp et menacé une avocate d'origine turque

l'avocate allemande d'origine turque, Seda Basay-Yildiz, visée par une cellule présumée d'extr^me-droite au sein de la police allemande. Photo prise le 9 janvier 2018. (Crédit : CHRISTOF STACHE / AFP)
l'avocate allemande d'origine turque, Seda Basay-Yildiz, visée par une cellule présumée d'extr^me-droite au sein de la police allemande. Photo prise le 9 janvier 2018. (Crédit : CHRISTOF STACHE / AFP)

Une enquête a été ouverte en Allemagne contre cinq policiers, accusés d’avoir formé une cellule d’extrême droite qui a échangé des photos de Hitler et de croix gammées via un groupe WhatsApp et menacé une avocate d’origine turque, selon un quotidien allemand.

Quatre hommes et une femme, qui forment ce groupe, ont été suspendus de leurs fonctions le temps de l’enquête.

Les agissements de ce groupe ont été découverts après l’envoi début août d’un fax anonyme menaçant de « massacrer » la fillette de deux ans de l’avocate allemande d’origine turque, Seda Basay-Yildiz, a précisé le quotidien Frankfurter Neue Presse.

Dans ce message, l’avocate, qui a représenté des islamistes militants présumés, était traitée de « truie turque pourrie ». « Fous le camp tant que tu peux encore sortir d’ici vivante », lui était-il aussi intimé.

Le fax était signé « NSU 2.0 » en référence à un groupuscule terroriste allemand néo-nazi NSU (« Clandestinité nationale-socialiste ») formé à la fin des années 90, qui avait assassiné huit immigrants turcs.

Me Basay-Yildiz, qui a aussi représenté les familles des victimes du NSU, a déclaré recevoir quotidiennement des menaces mais que celle-ci l’avait particulièrement inquiétée, car elle faisait mention du prénom de sa fille et de son adresse privée.

Selon le quotidien allemand, elle avait alors signalé le fax à la police, qui a découvert que des policiers avaient eu accès à ses données privées via l’ordinateur d’un poste de police de Francfort.

Les téléphones et disques durs d’ordinateurs confisqués lors d’une perquisition au domicile des suspects ont conduit à la découverte du groupe WhatsApp.

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