Des manifestants brûlent des pneus à l'entrée de l'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, le 1er février 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Des manifestants israéliens placent des rochers sur la route menant à l'avant-poste de Cisjordanie d'Amona, avant son démantèlement, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
Plusieurs bus, qui transporteraient des policiers, grimpent la route menant de l'implantation d'Ofra à Amona, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
Les parents d'Amona envoient leurs enfants en bas de la colline, dans l'implantation d'Ofra, avant l'évacuation imminente, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
Les forces de sécurité israéliennes se rassemblent à l'avant-poste d'Amona, au nord est de Ramallah, en Cisjordanie, le 1er février 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Des partisans des implantations brûlent des pneus et d'autres objets à l'entrée de l'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross)
L'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, avant son évacuation imminente, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
L'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, avant son évacuation imminente, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
L'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, avant son évacuation imminente, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
Les forces de sécurité israéliennes affrontent les manifestants à l'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
Après plus de dix ans de procédures judiciaires, la Haute cour de Justice a jugé en décembre 2014 que l’avant-poste d’Amona, situé à l’est de Ramallah, a été construit sur des terrains palestiniens privés et devait être démoli.
Mardi, les habitants de l’avant-poste ont reçu des ordres d’expulsion, annonçant qu’ils devaient quitter leurs maisons sous 48 heures. Neuf maisons de l’implantation voisine d’Ofra doivent également être démolies.
Le correspondant militaire du Times of Israël, Judah Ari Gross, est sur place, et le Times of Israël vous informe en direct du déroulé des évènements.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu annonce la mise en place d’une nouvelle implantation en Cisjordanie pour remplacer l’avant-poste illégal d’Amona, actuellement en cours d’évacuation.
Cette implantation serait la première créée en Cisjordanie en près de 30 ans.
Alors qu’Israël a cessé d’établir de nouvelles implantations au début des années 1990, les avant-postes mis en place depuis lors ont été approuvés rétroactivement, et les implantations existantes se sont étendues.
Dans une déclaration, le bureau du Premier ministre dit qu’il a demandé à une équipe de se pencher sur les endroits possibles pour l’établissement de la nouvelle implantation.
L’équipe se compose de son chef de cabinet, de représentants du mouvement des implantations et du conseiller du ministre de la Défense, Avigdor Liberman, pour les questions relatives aux implantations.
La déclaration dit que Netanyahu avait, il y a un mois et demi, promis aux résidents d’Amona une nouvelle implantation si les efforts pour sauver Amona venaient à échouer.
Selon la Deuxième chaîne, la nouvelle implantation sera établie dans un mois et demi.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le ministre de la Défense Avigdor Liberman pendant une conférence de presse commune à la Knesset, le 30 mai 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Dans une publication Facebook, Zehava Galon, chef du parti de gauche du Meretz, a exprimé sa compassion à l’égard des évacués d’Amona et a dénoncé ses collègues de la Knesset, qui tentent de se défouler contre la Cour suprême qui a ordonné la démolition.
Elle accuse également le gouvernement d’avoir mal géré la situation.
« Les difficultés et la douleur des résidents d’Amona ne peuvent pas justifier le vol des terres palestiniennes, et il ne doit y avoir aucune justification pour le vol systématique que le gouvernement a suggéré dans le projet de loi dit de Régulation », a-t-elle écrit.
« Le gouvernement ne parvient pas à résoudre une crise du logement pour 40 familles et est censé être celui qui gère les complications du conflit israélo-palestinien. Le problème n’est pas Amona ni n’importe quel avant-poste. Le problème, c’est que le gouvernement n’a pas de programme, ni pour résoudre le conflit, ni pour le gérer », a ajouté Galon.
La leader du Meretz, Zehava Galon (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Après que la Cour suprême a rejeté le projet du gouvernement, qui promettait aux résidents d’Amona de les reloger sur un terrain adjacent, ces derniers ont déclaré qu’ils n’avaient pas d’autre choix que d’accepter d’établir une nouvelle implantation ailleurs.
« En l’absence d’options, les résidents acceptent d’être relogés dans une nouvelle implantation », a déclaré Ofer Inbar, porte-parole d’Amona au Times of Israel.
La semaine dernière, le chef du cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yoav Horowitz a déclaré que les Palestiniens avaient revendiqué la terre, ce qui rendait l’accord nul et non avenu.
Les résidents d’Amona ont reçu deux alternatives : construire une nouvelle implantation dans la région ou intégrer la totalité de leur communauté à celle d’Ofra.
Les résidents ont d’abord rejeté la contre-proposition du gouvernement. Ils ont affirmé que rester sur cette colline contestée était la pierre angulaire de toute la négociation.
Un manifestant a été évacué de l’une des maisons d’Amona par les ambulanciers. Certains témoins affirment qu’il avait perdu connaissance pour une raison encore inconnue.
D’autres manifestants ont été évacués de force de l’immeuble.
Les forces de police ont déjà évacué 28 maisons sur 42 dans l’avant-poste d’Amona.
Contrairement aux premières indications qui affirmaient que l’évacuation serait interrompue à la tombée de la nuit, les agents de polices poursuivent leurs opérations, et vont de maison en maison pour déloger les résidents et les manifestants.
La police a indiqué qu’elle estimait mener l’évacuation à terme cette nuit, selon la Deuxième chaîne.
Le nombre de personnes prises en charge par les services de secours d’Hatzalah est monté à 26.
Les patients souffrent entre autres de blessures légères, hypothermie, brûlures et irritations oculaires et troubles respiratoires.
Les ambulanciers à moto d’Hatzala ainsi que d’autres équipes de secourisme, sous la direction de Menachem Leff, se tiennent à la disposition de tous ceux qui auraient besoin d’une quelconque assistance médicale sur place.
Le ministre de l’Agriculture Uri Ariel (HaBayit HaYehudi) a promis d’établir une nouvelle implantation de cette région de la Cisjordanie, à l’endroit où l’évacuation d’Amona est en cours.
Il s’est exprimé sur la Deuxième chaîne depuis Amona.
Il a affirmé que cela prendea « un an ou deux » pour créer une nouvelle implantation.
« Ici, sur cette chaîne de montagnes, il y aura une nouvelle implantation juive, et nous brandirons ici le drapeau israélien », a-t-il déclaré.
La Cour suprême a annulé le projet qui aurait permis aux résidents d’Amona de déménager sur un terrain adjacent après l’évacuation de l’avant-poste.
En décembre, dans un accord conclu avec le gouvernement, les résidents ont accepté de quitter l’avant-poste de leur plein gré en échange d’une relocalisation dans un terrain voisin.
Mais il y a deux semaines, la Cour suprême a ordonné une interruption temporaire des travaux qui préparaient les logements.
Cette décision a compliqué les efforts du gouvernement qui tente de trouver une solution pour les résidents, afin d’éviter de potentielles violences.
Le recours, déposé par le groupe Yesh Din, s’opposait au projet du gouvernement, en avançant que le terrain voisin appartiendrait également à des Palestiniens.
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman dément avoir ordonné la destruction des terrains agricoles possédés par les habitants d’Amona, comme l’a suggéré Naftali Bennett.
Il affirme que le sujet est juridique, et qu’il se « terminera probablement devant la Haute cour. »
« En tant qu’habitant de Nokdim [une implantation de Cisjordanie], mon cœur est aux côtés des habitants d’Amona pendant ces moments difficiles, et j’attends de tous les responsables, particulièrement des ministres, qu’ils montrent de l’empathie envers les évacués et pas qu’ils utilisent la situation pour accuser ou créer des divisions au sein d’Israël », déclare-t-il dans un communiqué.
Bennett avait précédemment appelé le Premier ministre et Liberman a empêcher la destruction des champs des habitants d’Amona.
La police dit au Times of Israël qu’elle continuera l’évacuation d’Amona pendant la nuit après avoir précédemment annoncé qu’elle suspendrait l’opération à la tombée de la nuit.
Malgré les informations annonçant que la police envisageait d’interrompre l’évacuation jusqu’au matin, les autorités sécuritaires prévoient de continuer l’opération pendant la nuit jusqu’à ce qu’elle soit terminée, selon les médias israéliens.
Au moins sept des 42 maisons ont été évacuées pour l’instant, annonce la police.
La police envisage de mettre en pause l’évacuation en cours de l’avant-poste pour la nuit et de la terminer demain matin, annonce la Deuxième chaîne.
Les autorités se réuniront dans l’heure qui vient pour évaluer la situation et décider de la poursuite de l’évacuation après la tombée de la nuit, selon le reportage.
Naftali Bennett, ministre de l’Education et président de HaBayit HaYehudi, demanderait au Premier ministre Benjamin Netanyahu d’empêcher la destruction des terres agricoles qui appartiennent actuellement aux habitants d’Amona.
Bennett affirme que l’ordre d’évacuation de la cour ne porte pas sur les terrains adjacents de l’avant-poste, selon les médias israéliens.
Sept familles sur la quarantaine habitant à Amona ont quitté l’avant-poste, annonce la police.
Women leaving Amona with at least 2 Torah scrolls. I asked a cop if they were leaving willingly. "At this point no one's leaving willingly" pic.twitter.com/AulJ7QVLQD
Baruch Marzel, meneur de droite du mouvement des implantations, a été arrêté pour avoir affronté la police à Amona, selon les médias israéliens.
Extrémiste impénitent, Marzel est connu pour ses participations à des manifestations nationalistes dans des villes arabes en brandissant le drapeau israélien, ses protestations contre les mariages mixtes judéo-arabes et les célébrations de la Nakba, et ses grandes soirées qui célèbrent les actes de Baruch Goldstein, qui a tué 29 Arabes qui priaient à Hébron en 1994.
Baruch Marzel proteste contre la commémoration de la Journée de la Nakba palestinienne à l’université de Tel Aviv, en mai 2012. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
Une équipe de cinq travailleurs sociaux des Services sociaux de Beit El ont reçu l’autorisation de la police d’entrer dans l’avant-poste et de parler aux manifestants qui pourraient être en danger.
Les travailleurs sociaux, quatre femmes et un homme, parlent avec les jeunes manifestants pour voir s’ils vont bien, et leur demander s’ils veulent partir volontairement.
« Honnêtement, je pense qu’il devrait y avoir plus de travailleurs sociaux que de policiers », a déclaré l’un des travailleurs sociaux au Times of Israël.
Les familles et les manifestants se sont barricadés dans plusieurs bâtiments de l’avant-poste, notamment dans la synagogue.
Les manifestants n’ont pas laissé entrer dans la synagogue le journaliste du Times of Israël, mais l’un d’eux a affirmé qu’ils étaient « plus d’une centaine d’ici ».
Plusieurs policiers ont été légèrement blessés par des manifestants qui leur ont jeté de la javel et de la peinture au visage, annonce la police.
Ils sont soignés par les secouristes sur place.
« Nous ne permettrons pas aux anarchistes de tirer partie de la retenue de la police. S’ils agissent violemment contre nous, nous agirons en fonction de cela », selon un communiqué.
Des policiers ont commencé à encercler les logements d’Amona.
Une importante chaîne de policiers continue de progresser dans l’avant-poste, et de plus petits groupes de policiers se dirigent vers les constructions.
Habitants et manifestants se sont barricadés dans les maisons, et certains sont visibles sur les toits.
Micky Rosenfeld, porte-parole de la police, annonce qu’il y a environ 3 000 policiers déployés dans et autour d’Amona pour déplacer les 42 familles, « et, avec un peu de chance, les gens évacueront pacifiquement et calmement ».
Il estime que 600 personnes qui n’habitent pas l’avant-poste sont sur place pour l’occasion.
« Nous espérons que les choses se passeront relativement calmement. Nous sommes prêts à répondre si nécessaire à toute violence », dit-il.
De légers affrontements physiques ont eu lieu entre la police et les manifestants, alors que les policiers s’enfoncent dans l’avant-poste.
Plusieurs manifestants poussent des policiers qui marchent bras dessus, bras dessous dans Amona alors que d’autres crient « vous devriez avoir honte de vous » aux policiers avec des haut-parleurs.
L’évacuation de l’avant-poste illégal d’Amona, en Cisjordanie, mènera à l’annexion de toute la Cisjordanie par Israël, promet le ministre de l’Education Naftali Bennett.
« A partir de cette défaite juridique, nous mettrons en place un nouveau régime juridique en Judée et en Samarie qui régulera la totalité des implantations, et depuis la perte douloureuse de ce bastion dans la montagne émergera l’application de la souveraineté d’Israël sur toute la Judée et la Cisjordanie », dit-il pendant un débat à la Knesset.
« Des ruines des maisons d’Amona, nous construirons une nouvelle implantation, affirme-t-il. Des jardins d’enfants détruits, nous ferons de nouveaux jardins d’enfants dans toute la Judée et la Samarie. »
Bennett appelle les habitants d’Amona des « héros » et salue leur détermination à rester sur leur colline venteuse, défiant les dures conditions dans leur lutte pour s’implanter en Terre d’Israël même quand ils ont appris que leur avant-poste était construit sur des terrains palestiniens privés.
« Nous avons lutté durement mais nous avons été confronté à une décision finale de la Haute cour de justice. Nous sommes allés à Amona et avons regardé les habitants dans les yeux. Nous savions que nous nous embarquions dans une lutte sans possibilité de victoire, mais nous n’avons pas abandonné. Avec les habitants, nous avons retourné chaque pierre, nous avons exploré toutes les possibilités pour sauver Amona. A notre grand regret, la lutte pour Amona a échoué. Nous avons perdu la bataille, mais nous gagnerons la guerre pour la Terre d’Israël. »
Avant l’évacuation d’Amona, Tzipi Hotovely, la vice-ministre des Affaires étrangères, affirme que le projet de loi visant à légaliser les avant-postes de Cisjordanie, qui devrait être voté en dernière lecture la semaine prochaine à la Knesset, « empêchera des évènements honteux comme celui-ci dans le futur. »
« L’évacuation d’Amona est un moment difficile en raison du terme ‘état de droit’ qui est aujourd’hui devenu une formule vide », dit-elle dans un communiqué.
« Au lieu d’un état de droit incarnant les valeurs de la justice, de la moralité et de la raison, il incarne aujourd’hui une décision qui n’aidera aucun Palestinien mais blessera profondément les familles qui sont venues sur cette terre avec la permission de l’Etat d’Israël. »
« J’appelle tous les habitants d’implantations qui se sont vaillamment battu pour le projet de loi sur les avant-postes à continuer à être les pionniers de la Terre d’Israël », ajoute-t-elle.
David Lau, le grand rabbin ashkénaze d’Israël, appelle les habitants d’Amona et ceux qui les ont rejoints à s’abstenir de violence contre les forces de sécurité.
« Evacuer une implantation et ceux qui y vivent engendre de la douleur et de la tristesse, mais nous sommes obligés de respecter la loi et de ne pas utiliser la violence envers quiconque », dit-il.
« Tout le monde devrait agir en respectant la loi juive. »
« C’est une journée dure et triste pour le peuple d’Israël », a déclaré le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan avant l’évacuation d’Amona.
« Malgré la difficulté et la douleur, j’appelle tous ceux qui sont toujours sur la montagne à laissez la police faire son travail », a-t-il dit dans un communiqué, ajoutant qu’il appelait également les députés et les dirigeants publics à éviter les déclarations qui peuvent « exacerber la situation ».
Erdan affirme attendre de la police qu’elle présente à la justice quiconque agit violemment.
Les parents d’Amona envoient leurs enfants en bas de la colline, dans l’implantation d’Ofra, avant l’évacuation imminente.
Les parents d’Amona envoient leurs enfants en bas de la colline, dans l’implantation d’Ofra, avant l’évacuation imminente, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
Dans le cadre de la préparation de l’évacuation imminente, les habitants d’Amona ont remis aux autorités un sac contenant des armes non létales, annonce la police.
Le sac contient des grenades étourdissantes et des fusées de signalisation, selon un communiqué de la police.
La police appelle les habitants « à continuer à montrer de la responsabilité, pour que l’ordre de la cour puisse être exécuté correctement, et pour éviter que l’expulsion ne devienne violente. »
Plusieurs bus, qui transporteraient des policiers, grimpent la route menant de l’implantation d’Ofra à Amona.
Plusieurs bus, qui transporteraient des policiers, grimpent la route menant de l’implantation d’Ofra à Amona, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
Les organisateurs des protestations annoncent via le haut-parleur d’Amona qu’un nombre important de policiers est arrivé à Ofra, l’implantation voisine, et encouragent les manifestants à se barricader dans les maisons et dans la synagogue de l’avant-poste.
Les habitants de l’implantation d’Ofra, où neuf maisons doivent être démolies en même temps que l’avant-poste voisin d’Amona, annoncent un « jour de jeûne public » demain.
Le jeûne, signe de deuil dans le judaïsme, est appelé « pour la destruction des maisons et des communautés en Terre d’Israël, un jugement sans pitié et injuste [de la Haute cour de justice], et le dévergondage des responsables élus. »
Les organisateurs des protestations d’Amona affirment que la police ne permet pas aux ambulances du Conseil régional du Binyamin d’entrer dans l’avant-poste.
Un porte-parole de la police déclare ne pas avoir d’information sur ce sujet.
Les autorités israéliennes ont nommé l’opération d’évacuation « Jardin fermé 2 », Gan naoul 2 en hébreu.
Uri Ariel, ministre de l’Agriculture de HaBayit HaYehudi, arrive à Amona, rejoignant ses collègues de parti, les députés Bezalel Smotrich et Shuli Moalem-Refaeli.
Il est hué par les manifestants qui lui demandent pourquoi il prend la peine de venir s’il a abandonné leur cause.
Plusieurs habitants d’Amona avait demandé dans la nuit à la Cour suprême de reporter l’évacuation d’Amona jusqu’à la prise de décision sur une demande des Palestiniens.
La juge de la Cour suprême Miriam Naor a rejeté cette demande, annonce la radio publique israélienne.
La police a apporté un camion spécialisé et un bulldozer, qui sont garés en aval d’Amona, et plusieurs dizaines de policiers sont espacés le long de la route menant à l’avant-poste. Les plus proches maintiennent leur distance de l’entrée d’Amona.
Plusieurs adolescents installent des blocus et des rochers sur la route, mais la plupart des résidents sont à l’intérieur, chez eux ou dans la synagogue, faisant de leur mieux pour se protéger du froid.
Des manifestants israéliens placent des rochers sur la route menant à l’avant-poste de Cisjordanie d’Amona, avant son démantèlement, le 1er février 2017. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israël)
Les organisateurs des protestations affirment qu’environ 1 700 personnes sont dans l’avant-poste, dont la vaste majorité sont de jeunes adolescents religieux, mais ce chiffre n’a pas pu être vérifié.
Le député de HaBayit HaYehudi Bezalel Smotrich compare l’évacuation de l’avant-poste illégal de Cisjordanie d’Amona au viol d’une femme.
« L’évacuation ne sera pas violente parce que les personnes ne sont pas violentes, mais elle blessera comme quand quelque chose de terrible se passe, cela blesse », a déclaré le député de droite, arrivé à l’avant-poste, près de Ramallah. « Quand une femme est violée, cela blesse. Ce qu’ils font ici, c’est un viol brutal. »
Bezalel Smotrich, député HaBayit HaYehudi, à la Knesset, le 8 juin 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
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