Anne Hidlago inaugure le « parvis des 260 enfants » en mémoire d’écoliers déportés
260 élèves juifs de l'école des Hospitalières Saint-Gervais dans le IVe arrondissement de Paris furent déportés à Auschwitz
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Vendredi dernier, la maire de Paris Anne Hidalgo et Ariel Weil, maire du 4e arrondissement ont inauguré une nouvelle place récemment créée dans la rue des Hospitalières Saint-Gervais, non loin de la rue des Rosiers, quartier juif historique de la capitale française.
Nommé « parvis des 260 enfants », il commémore les élèves juifs de « l’école publique des Hospitalières Saint-Gervais, dont les effectifs furent décimés par la rafle du Vél d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942, » rappelle Le Parisien.
Les arrestations furent d’une si grande ampleur qu’à « l’automne 1942, quatre enfants seulement firent leur rentrée à l’école des Hospitalières Saint-Gervais », a rappelé le maire du IVe, Ariel Weil.
Le directeur de l’établissement Joseph Migneret décide alors de fermer l’établissement. Il sera plus tard reconnu Juste parmi les Nations pour avoir caché une famille juive dans un appartement lui appartenant.
Seul un de ses enfants de cette école revint de déportation, indique le quotidien : Samuel-Milo Adoner, aujourd’hui âgé de 93 ans qui eut Migneret comme instituteur pendant un an.
#Paris compte désormais en son sein un Parvis des 260 enfants. Pour que le souvenir, les mots, les rires et les chants de ces innocents déportés résonnent pour toujours dans notre ville. #ParisSeSouvient #Paris4 pic.twitter.com/eVy8uQzhd1
— Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) November 16, 2018
Il a été « arrêté lors d’une rafle sur l’île Saint-Louis le 23 septembre 1942 et envoyé en camp de travail en Haute Silésie, il ne rentrera à Paris que le 30 avril 1945 ».
Samuel-Milo Adoner était présent lors de l’inauguration de la place.
Dans les colonnes du Parisien, il se souvient de « Monsieur Migneret », malheureusement « mort de chagrin le 18 avril 1949 ». « Quand je l’ai retrouvé à mon retour en France en mai 1945, raconte M. Adoner il m’a dit, en parlant de ses élèves : ‘Les Allemands ont pris mes enfants. Je voulais en faire des hommes' ».
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