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Après l’attentat de Har Adar, l’armée sévit contre le village du terroriste

A Bayt Surik, l’armée saisit des dizaines de voitures, met fin à des constructions illégales, et suspend les permis de travail de la famille du terroriste

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Opération militaire israélienne en Cisjordanie, le 28 septembre 2017. (Crédit : armée israélienne)
Opération militaire israélienne en Cisjordanie, le 28 septembre 2017. (Crédit : armée israélienne)

L’armée israélienne a confisqué mercredi et jeudi des dizaines de voitures et délivré des ordres d’arrêt de constructions illégales dans les villages palestiniens de Bayt Surik et de Bidu, a annoncé l’armée.

La répression dirigée contre les habitants de ces villages est une réponse à l’attentat commis mardi à Har Adar, implantation israélienne voisine, par un habitant de Bayt Surik.

L’armée a également annulé les permis détenus par les membres de la famille du terroriste, Nimer Mahmoud Ahmad Jamal.

Un garde-frontière, Solomon Gavriyah, 20 ans, et deux gardes de sécurité privés, Youssef Ottman, 25 ans, de la ville arabe israélienne voisine d’Abu Ghosh, et Or Arish, 25 ans, de Har Adar, ont été tués dans l’attentat. Le coordinateur de la sécurité de l’implantation a été grièvement blessé.

De gauche à droite : Solomon Gavriyah, Youssef Ottman et Or Arish, les trois Israéliens tués dans un attentat à Har Adar, le 26 septembre 2017. (Crédit : autorisation)
De gauche à droite : Solomon Gavriyah, Youssef Ottman et Or Arish, les trois Israéliens tués dans un attentat à Har Adar, le 26 septembre 2017. (Crédit : autorisation)

Pendant les opérations dans les villages du centre de la Cisjordanie, deux pistolets ont été retrouvés, a précisé l’armée.

Un habitant de Bayt Surik a également été arrêté dans la nuit pour des crimes qui n’ont pas été précisés par l’armée.

Selon Tsahal, plus de 50 voitures non déclarées ont été saisies pendant les opérations à Bidu et Bayt Surik dans la nuit de mercredi à jeudi.

En raison des fortes taxes imposées par l’Autorité palestinienne (AP) sur les automobiles, de nombreux Palestiniens conduisent ces voitures peu chères et illégales, appelées mashtoub en arabe, qui peut être traduit par « tas de boue ».

Même si ces voitures sont généralement utilisées normalement, le fait qu’elles ne soient pas déclarées, et portent parfois des plaques israéliennes, en fait des outils idéaux pour des activités criminelles et terroristes en Cisjordanie.

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