Après Pittsburgh, Edouard Philippe se veut ferme face à l’antisémitisme
Devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre français a réitéré sa volonté de "ne rien laisser passer" face aux actes antisémites

Le 30 octobre, le Premier ministre Edouard Philippe a pris la parole lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale pour évoquer l’antisémitisme en France au lendemain de l’attentat de Pittsburgh qui a causé la mort de 11 personnes juives.
« La pire des choses, ce serait de se résigner, de ne pas voir, de ne pas dire, de ne pas reconnaître, et de penser qu’on ne peut rien faire, » a affirmé Edouard Philippe.
« Je pense que l’on peut faire beaucoup, on peut ne rien laisser passer, qu’il s’agisse d’actes criminels ou de violences verbales, de violences anonymes comme il en existe tant sur les réseaux sociaux, ou d’incitations parfois perfides à la haine antisémite ou à la haine raciale ».
Le Premier ministre a également salué « la décision qui a été prise par le ministre de l’Intérieur dès que les faits de l’attaque a Pittsburgh ont été connus d’augmenter le niveau de protection apportée aux lieux de culte pour éviter qu’après ce crime d’autres puissent être commis sur le territoire national ».
Attaques antisémites : la pire des choses, ce serait de se résigner, de ne pas voir, de ne pas dire, de ne pas reconnaître et de penser qu’on ne peut rien faire. #QAG #Pittsburgh pic.twitter.com/0wvUQFvDpd
— Edouard Philippe (@EPhilippe_LH) October 30, 2018
« Notre démocratie s’honore à chaque fois qu’elle lutte contre les actes de haine, qu’ils soient racistes ou homophobes, » a conclu Philippe.
Un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme a été lancé en mars dernier par le chef du gouvernement français, avec un important volet sur les réseaux sociaux, invitant les plateformes à prendre leurs responsabilités sous risque de sanctions.
Depuis le début de l’année, les actes antisémites se sont multipliés, notamment dans les établissements supérieurs.
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