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Avi Dichter lance un appel aux Gazaouis en arabe : « Arrêtez le terrorisme »

L'ancien chef du Shin Bet exhorte les Gazaouis "souffrant de la maladie d'Alzheimer" à se réveiller "et à voir que la violence ne les conduira qu'à la "catastrophe"

Avi Dichter, député du Likud et ancien chef des services de sécurité du Shin Bet, lance un appel en arabe aux habitants de Gaza pour qu'ils abandonnent le terrorisme. (Capture d'écran YouTube)
Avi Dichter, député du Likud et ancien chef des services de sécurité du Shin Bet, lance un appel en arabe aux habitants de Gaza pour qu'ils abandonnent le terrorisme. (Capture d'écran YouTube)

Le membre éminent du Likud, qui a été à la tête du service de sécurité intérieure du Shin Bet, a lancé vendredi sur Facebook un appel direct aux habitants de la bande de Gaza pour qu’ils renoncent à la violence et abandonnent les dirigeants qui prônent le terrorisme contre l’État juif.

Parlant couramment l’arabe, Avi Dichter – actuellement président de la Commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset – a averti que les affrontements actuels à la frontière de Gaza avec Israël, surnommée la Marche du retour, risquaient de se transformer en une autre grande Nakba – le mot arabe pour catastrophe, utilisé par les Palestiniens pour décrire l’indépendance d’Israël et leur exode en 1948.

« Vous n’obtiendrez rien en retour, ni par la violence, ni par le chaos », a-t-il averti.

En 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies a proposé de scinder le mandat britannique de la Palestine en deux États – l’un juif, l’autre arabe, a rappelé Dichter. « Vous avez choisi de faire la guerre contre Israël et vous vous retrouvez à Gaza », a-t-il dit.

« Je vous connais, habitants de Gaza. Votre mémoire est comme la mémoire d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Réveillez-vous ! »

Son appel intervient alors que quelque 3 000 Palestiniens ont protesté le long de la frontière de Gaza avec Israël vendredi, brûlant des pneus et faisant voler des cerfs-volants munis de bombes incendiaires de l’autre côté de la frontière pour essayer de mettre le feu aux champs israéliens, ont déclaré des témoins et l’armée. Les soldats ont répondu par des gaz lacrymogènes et des tirs réels, tuant deux Palestiniens, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Il s’agit des 36e et 37e victimes des manifestations et des affrontements frontaliers appelés la Marche du retour, qui a eu lieu pour la quatrième fois vendredi, selon les chiffres du ministère de la santé, qui n’ont pu être vérifiés par Israël.

Le Hamas a reconnu que plusieurs des personnes tuées faisaient partie de ses membres, et Israël a identifié d’autres victimes faisant partie d’autres groupes terroristes.

Des civils marchent dans l’ancienne ville syrienne rebelle de Douma, à la périphérie de Damas, le 17 avril 2018, après que l’armée syrienne a déclaré que toutes les forces anti-régime ont quitté Ghouta Est, à la suite d’une offensive de deux mois sur l’enclave rebelle. (AFP/Stringer)

Dichter a conseillé aux Gazaouis « d’apprendre de vos frères en Syrie » dont 600 000 sont morts, plus de deux millions ont été blessés et plus de dix millions sont devenus des réfugiés, la moitié d’entre eux étant dispersés dans le monde entier, pendant la guerre civile syrienne en cours.

« Vous dansez sur un fil très fin, soyez prudents », a-t-il dit, « A la fin vous tomberez sur la tête ».

« Le terrorisme ne vous mènera nulle part. Au contraire, il vous fera toujours reculer, vers la mer. »

Dichter a opposé les efforts d’Israël pour traiter les Syriens blessés avec la façon dont les citoyens syriens étaient massacrés, « entre les abattoirs chimiques de Bashar el-Assad et les terroristes du Hezbollah, avec le soutien iranien d’un côté, et l’armée russe de l’autre ».

Il a ajouté : « Le seul État qui a ouvert ses portes aux blessés syriens est l’État d’Israël. Des milliers de personnes sont soignées dans les hôpitaux de Safed et de Nahariya [dans le nord d’Israël] et dans des hôpitaux de campagne à la frontière syrienne sur le plateau du Golan ».

Les enfants syriens sont soignés au Centre médical Ziv à Safed (Crédit : Autorisation)

« C’est exactement comme vous, les Gazaouis, vous êtes soignés depuis 1967 jusqu’à présent dans les hôpitaux d’Israël. »

Les Syriens ont cédé sous la pression, a-t-il poursuivi. « Dites-moi, habitants de Gaza, où vous situez-vous ? Voulez-vous continuer à vous poster sur les positions de lancement des missiles djihadistes et à dormir dans les tunnels du Hamas ? »

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