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Baisse du nombre d’incendies dus aux lancers de ballons incendiaires depuis Gaza

D'avril à juin 2018, les pompiers ont éteint 1 954 incendies causés par des attaques incendiaires. Sur la même période en 2019, ils ont éteint 383 feux

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un soldat israélien utilise un extincteur. Photo non datée. (Crédit : armée israélienne)
Un soldat israélien utilise un extincteur. Photo non datée. (Crédit : armée israélienne)

L’armée israélienne a rapporté mardi que le nombre de ballons incendiaires lancés depuis la bande de Gaza été réduit par cinq au cours de la dernière année, et les dégâts causés par les feux ont également drastiquement diminué.

Le lancer de ballons lestés d’explosifs et de dispositifs incendiaires depuis la bande de Gaza a émergé l’an dernier dans le cadre d’une série de manifestations et d’émeutes le long de la frontière, appelées Marche du Retour. Cette méthode d’attaque, simple et peu onéreuse s’est révélée efficace et l’armée israélienne, en dépit de ses capacités technologiques et militaires, a eu du mal à lutter contre elle.

D’avril à juin 2018, les pompiers israéliens ont éteint 1 954 incendies causés par des attaques incendiaires dans les forêts, les champs et les pâturages autour de la bande de Gaza. Sur la même période en 2019, ils ont éteint 383 feux.

De plus, en 2018, près de 3 400 hectares de terres israéliennes ont été brûlés dans des attaques incendiaires, selon les statistiques des sapeurs-pompiers israéliens, du Fonds national juif et de l’Autorité de la nature et des Parcs.

Les chiffres actuels montrent une baisse considérable des dégâts. Au moins de juin, 140 hectares de terre ont été endommagés par des dispositifs incendiaires lancés depuis l’enclave palestinienne.

Des pompiers luttent contre un incendie à proximité du Kibboutz Harel dans le centre d’Israël, le 23 mai 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’armée israélienne n’a pas fourni de cause unique pour cette baisse. au lieu de cela, un certain nombre de facteurs semblent avoir contribué à cette baisse, notamment une réponse plus rapide des pompiers et une meilleure interception des ballons incendiaires.

L’armée n’a pas donné le facteur le plus important, à savoir, le nombres de ballons lancés depuis Gaza. C’est pourquoi, on ignore si les chiffres publiés mercredi s’expliquent par les mesures israéliennes ou si les Palestiniens ont lancé moins de ballons en 2019 qu’en 2018.

Selon les statistiques de l’armée, il y a eu en moyenne deux « évènements incendiaires » par jour en 2019, contre neuf l’année précédente. Le jour le plus chargé a été marqué par 30 incendies en 2018 contre 10 en 2019.

Des Palestiniens préparent des ballons incendiaires près de la ville de Jabalia dans la bande de Gaza, 25 juin 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

Les vendredis, jour où les Gazaouis organisent manifestations et émeutes, le nombre « d’évènements incendiaires » est passé de 21 par jour en 2018 à 2 en 2019, selon les chiffres de l’armée.

Au cour de l’année écoulée, l’armée a amélioré ses capacités d’observation de feux, à la fois par des soldats et grâce à des moyens technologies – ce qui permet une réaction plus rapide et les pompiers parviennent à éteindre les feux avant qu’ils ne deviennent impossibles à maîtriser. Les civils sont également plus vigilants et appellent systématiquement les pompiers.

Le temps de réponse des pompiers est passé de 8 minutes en 2018 à 5 en 2019, selon les statistiques de l’armée.

Les pompiers des services d’incendie et de secours, du Fonds national juif et de l’Autorité de la Nature et des parcs ont également amélioré leurs techniques et tactiques, ce qui leur permet d’éteindre plus rapidement les feux en 2019 qu’en 2018.

Des camions de pompiers stationnés à la frontière de Gaza. Photo non datée. (Crédit : armée israélienne)

De plus, au cours de l’année écoulée, l’armée a mis à niveau ses systèmes d’interceptions de ballons, notamment par des drones et autres mesures technologiques, ce qui a empêché de nombreux dispositifs incendiaires d’atteindre le territoire israélien.

Le mois dernier, Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas ont conclu un accord de cessez-le-feu. Un responsable israélien a confirmé que l’État avait accepté certaines concessions économiques en faveur de Gaza, en échange de la fin des attaques incendiaires et des violences frontalières.

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord, le nombre d’attaques incendiaires a considérablement baissé, sans toutefois disparaître complètement.

Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui est également ministre de la Défense, a été critiqué par les résidents du sud et les politiciens, car ils estiment qu’il a échoué à endiguer la violence du Hamas et des autres groupes terroristes de la bande de Gaza, que ce soit militairement ou grâce à une trêve à long-terme.

Depuis le début des violences en mars dernier, les résidents de la périphérie de Gaza ont également organisé plusieurs manifestations dans le pays pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une inaction de la part du gouvernement face au terrorisme.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se tient devant un avion de combat F-35 à la base de l’armée de l’air israélienne à Nevatim, dans le sud d’Israël. (Crédit : Amos Ben Gershom / GPO)

Au début de la semaine, le Premier ministre a défendu sa méthode et rejeté les plaintes de ses rivaux politiques qu’il a jugé hypocrites et partisanes.

« La propagande des ‘experts » ne m’impressionne pas. Ils sont nombreux à donner des conseils qu’ils n’ont eux-mêmes pas mis en oeuvre quand ils étaient en poste », a déclaré Netanyahu avant la réunion hebdomadaire au bureau du Premier ministre de Jérusalem, en référence aux déclarations de politiciens qui avaient été ministres de la Défense ou chefs d’état-major.

« Et ne vous méprenez pas, ils seront aussi les premiers à nous critiquer une fois que nous lancerons une opération militaire d’envergure, ce que nous pourrions être contraints de faire. Donc ce qui me guide, ce n’est qu’une chose : la sécurité de l’Etat d’Israël », a déclaré le Premier ministre.

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