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Bastion social : le nouveau creuset du néo-fascisme français

Implanté dans six villes en France, via des bars associatifs, le groupuscule s'inspire de la stratégie de la Casa Pound en Italie

Un nouveau mouvement néo-fasciste français tente de fédérer plusieurs groupuscules issus des mouvances royalistes, identitaires, nationalistes, du Rassemblement national, et n’hésite pas à tenter de recruter des gros bras chez certains ultras présents dans les stades de football.

Streetpress a enquêté sur le Bastion social, nouvelle forme qu’a revêtu le GUD, acronyme de Groupe union défense, une organisation étudiante néo-fasciste et violente née dans les années 1970. En perte de vitesse, elle a amorcé sa mue en 2017 en s’inspirant de la Casa Pound, un mouvement néo-fasciste italien né à Rome en 2003.

Le stratégie de la Casapound qui préside à la fondation actuelle du Bastion social est l’enracinement territorial, et non pas seulement le militantisme sur les réseaux sociaux.

On y retrouve les thèmes du « grand remplacement » de la « préférence nationale » et de la main mise de « la finance » sur la France. Il n’est pas rare d’apercevoir une croix gammée où d’autres symboles nazis tatoués sur les bras des activistes.

Capture d’écran du site internet du mouvement d’extrême droite Bastion social

« Depuis le passage du GUD au Bastion social, le mouvement a essaimé, rapporte Streetpress. Six locaux et bars associatifs ont été ouverts. Il y a le Pavillon Noir à Lyon, l’Arcadia à Strasbourg, l’Edelweiss à Chambéry, la Bastide à Aix, le Navarin à Marseille et l’Oppidum à Clermont-Ferrand ».

Plusieurs membres de Bastion social traînent un passé judiciaire entaché de condamnations fermes pour actes de violences, même si du « côté du Bastion, on jure que le mouvement n’a ‘pas vocation à recourir à la violence’,  » assure un cadre de Chambéry.

« Quand on ouvre un local Bastion social, on va voir si on peut reprendre une rue, explique un ex du Bastion social au journal. On peut s’agrandir en prenant un autre local à côté du nôtre, grignoter… Se réapproprier les lieux, c’est des choses qu’on prône dans l’extrême-droite européenne ».

Selon des militants anti-fascistes de Chambéry, depuis l’ouverture d’un local Bastion social dans leur ville fait « planer une menace nouvelle sur la ville » où plusieurs agressions ont été recensées impliquant des activistes néo-fascistes.

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