Rechercher

Cérémonies du 11 novembre à Paris : trois militantes Femen déjouent la sécurité

Malgré un important dispositif mis en place à cause du "risque terroriste", des militantes ont sauté par-dessus les barrières dressées sur les Champs-Elysées avant d'être arrêtées

La police française arrête une militante dénudée qui se précipite vers le convoi du Donald Trump, à Paris, le 11 novembre 2018. (Crédit : AP/Jacquelyn Martin)
La police française arrête une militante dénudée qui se précipite vers le convoi du Donald Trump, à Paris, le 11 novembre 2018. (Crédit : AP/Jacquelyn Martin)

Trois militantes Femen sont parvenues à forcer la sécurité au passage de la berline de Donald Trump dans le convoi officiel des chefs d’État dimanche sur les Champs-Élysées, mettant à mal l’important dispositif déployé par les forces de l’ordre pour les commémorations du 11 novembre à Paris.

L’incident a été diffusé en direct pendant un événement mondial sur fond de menace terroriste persistante alors que près de 10 000 policiers, gendarmes et pompiers ont été déployés pour sécuriser la capitale aux allures de camp retranché. Le ministre de l’Intérieur a néanmoins assuré que ni la sécurité du cortège ni celle du président américain n’avait été menacée.

« Elles ont été immédiatement neutralisées », a déclaré Christophe Castaner. Qualifiant leur irruption « sans arme et sans menace » d' »opération de communication visuelle » pratiquée par les Femen pour manifester, il a conclu: « L’essentiel c’est que la sécurité du cortège et du président des Etats-Unis n’a été en rien menacée ».

Les mots « Hypocrisy parad », « Gangsta party » et « Fake peacemakers » inscrits sur leurs poitrines nues, les militantes ont sauté par-dessus les barrières dressées le long de l’avenue au moment où la voiture du président américain remontait les Champs-Élysées peu avant 11H00, sous les yeux de centaines de spectateurs.

Deux militantes ont été immédiatement interceptées par les forces de l’ordre après avoir sauté les barrières. Au même moment, une troisième Femen, positionnée seule un peu plus haut sur l’avenue, a elle réussi à courir jusqu’au milieu de la chaussée en frôlant presque le cortège officiel.

Cette militante, qui portait l’inscription « Fake peacemakers » (Faux pacificateurs), s’est brièvement immobilisée les bras en l’air face aux voitures officielles. Elle a été arrêtée par trois membres des forces de l’ordre dix secondes plus tard.

La préfecture de police a confirmé l’arrestation des trois militantes. Selon une source judiciaire, elles étaient en garde à vue pour « exhibition sexuelle ».

« La France célèbre la paix avec cette cérémonie mais la moitié des chefs d’État invités sont responsables de la plupart des conflits dans le monde. Nous protestons contre la venue de Trump, Poutine, Erdogan, Mohammed ben Salmane Netanyahu », a expliqué à l’AFP peu après cet incident Constance Lefèvre, une militante Femen présente dans le public sans avoir pris part à l’action.

https://twitter.com/joslyngoma/status/1061559235325186048

« Risque terroriste »

Interrogée sur France 3 Marlène Schiappa, la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a estimé qu' »en période de menace terroriste, ce n’est pas (…) une bonne idée de s’amuser à enfreindre la sécurité ».

La veille, un autre trio Femen s’était brièvement exposé sous l’Arc de Triomphe, seins nus et poing en l’air, en criant: « Welcome war criminals » (Bienvenue aux criminels de guerre), les torses peints du slogan: « Fake peacemakers, real dictators ».

Elles ont été convoquées en mars en vue de leur comparution à un procès pour « exhibition sexuelle » devant le tribunal correctionnel de Paris, a indiqué dimanche une source judiciaire.

Ce mouvement féministe créé il y a 10 ans et qui entend dénoncer l’oppression politique et religieuse n’en est pas à son premier coup d’éclat, avec une méthode désormais célèbre : slogans en grosses lettres noires sur leur poitrine dénudée, ces femmes, souvent jeunes et sveltes, trompent les services de sécurité, se faufilent dans les foules pour hurler leur message.

Dans un communiqué envoyé après leur action sur les Champs-Élysées, les Femen ont expliqué que « Trump, Poutine, Erdogan, ben Salmane et Macron avaient transformé le 11 novembre en un triste spectacle qui n’est divertissant que pour les criminels qui y participent ».

Pour ces commémorations hors-norme du centenaire de la Grande guerre à laquelle participent des dizaines de chefs d’État et de gouvernement, la France a pourtant mis en place un dispositif d’ampleur avec le déploiement d’environ 10 000 membres de force de l’ordre.

Les autorités ont justifié ces mesures en évoquant notamment le « risque terroriste » dans un pays frappé ces dernières années par une vague d’attentats jihadistes sans précédent, et celui de « la mouvance radicale ».

A l’occasion d’un rassemblement anti-Trump dimanche à partir de 14H place de la République à Paris, les autorités s’attendent à des débordements. Selon la préfecture de police, « 200 à 400 activistes violents » sont susceptibles de se constituer en black blocs sur place et « peuvent entraîner avec eux quelques centaines de suiveurs ».

Samedi, quatre sympathisants de l’ultradroite soupçonnés d’avoir évoqué un projet d’attaque visant Emmanuel Macron lors des commémorations du 11 novembre entamée voici une semaine, ont été mis en examen après avoir été arrêtés mardi en Moselle.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.