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Cimenter un espace pour la coexistence au Festival Israël

Un projet inter-culturel à Jérusalem rassemble Juifs et Arabes pour des pastèques et bien plus encore

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Des travailleurs coulant du ciment temporaire pour les fondations du 'Point de Rencontre' (Jessica Steinberg / Times of Israel)
Des travailleurs coulant du ciment temporaire pour les fondations du 'Point de Rencontre' (Jessica Steinberg / Times of Israel)

Avec l’ouverture du Festival d’Israël jeudi à Jérusalem, le large éventail d’événements de cette année comprendra la consommation de pastèque au ‘Point de Rencontre’, en écoutant de l’oud ou une ode dans un nouvel espace en plein air de la ville.
 
Ce dernier avatar de la cabane de pastèque, ou basta, est officiellement appelé ‘Meeting Point: Under the Bridge’ [Point de Rencontre : Sous le Pont], une initiative architecturale commune créée par le groupe artistique municipal Muslala et une équipe d’étudiants en architecture de l’Institut d’architecture de l’Université technique de Berlin.

Le Point de Rencontre est un hommage aux jours d’antan, quand des cabanes de pastèque émergeraient chaque été le long de la ligne de démarcation de la ville qui séparait la Jérusalem-Est arabe de la Jérusalem-Ouest juive, créant un espace temporaire et sûr de sécurité.

L’espace est en cours de construction dans la zone ombragée sous la passerelle qui relie les quartiers de Pat, Beit Safafa et Katamonim à ceux de Gilo et Malha, le long de la piste du parc de l’ancienne voie ferrée et à côté de l’école bilingue Max Rayne Hand in Hand, un endroit qui offre une autre sorte de lien entre les différentes populations qui vivent à Jérusalem.

« Nous voulons voir les gens se rencontrer ici, prendre part au Festival d’Israël et manger de la pastèque », a dit Christophe Barlieb, un architecte qui a aidé à planifier le projet.

C’est Barlieb, professeur à l’Institut d’architecture de l’Université technique de Berlin, qui a conçu ‘le Point de Rencontre’ avec Matan Israeli l’artiste de Muslala , puis a amené ses élèves à Jérusalem pour construire l’espace.

L'architecte Christoph Barlieb et l'artiste Matan Israeli   de Muslala travaillent sur le 'Point de Rencontre' (Jessica Steinberg / Times of Israel)
L’architecte Christoph Barlieb et l’artiste Matan Israeli de Muslala travaillent sur le ‘Point de Rencontre’ (Jessica Steinberg / Times of Israel)

« C’est un peu une architecture de guérilla urbaine pour Jérusalem », a dit Barlieb du projet.

C’est également une tentative de coexistence judéo-arabe et de coopération israélo-allemande.

Pendant plusieurs jours au début de construction, Barlieb, Israeli et les étudiants et l’architecture se tenaient sous la passerelle regarder les ouvriers verser le CLSM, une sorte de ciment provisoire, dans la zone d’angle sous la pont.

Les travailleurs de coulage de ciment étaient arabes, et parlaient alternativement hébreu avec Israeli et anglais avec Barlieb.

Préparation du 'Point de Rencontre' sous un pont de Jérusalem (Jessica Steinberg/Times of Israel)
Préparation du ‘Point de Rencontre’ sous un pont de Jérusalem (Jessica Steinberg/Times of Israel)

Les étudiants, dont certains avaeint les mollets enveloppés dans des sacs poubelles oranges scellés par du ruban adhésif, étalaient le CLSM, pour former la plate-forme à base de bois accessible en fauteuil roulant qu’ils ont conçue pour l’espace.

Il y avait aussi un géomètre germano-israélien habitant à proximité, bénévole dans le projet, qui utilisait un mélange d’hébreu et d’allemand lorsqu’il exprimait ses propres opinions sur le processus.

« Je suis habitué au balagan« , a dit Barlieb, en utilisant le terme hébreu pour ‘chaos’ pour se référer à la méthode moins qu’exacte par laquelle le ciment était versé. « C’est comme la situation politique ici. Voilà le message que nous essayons de faire passer ».

Onze camions de CLSM – offerts par l’entreprise de construction de matériaux Cemex – ainsi que des outils, vis et bois – ont été donnés par des entreprises allemandes, alors que tous les repas – le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner – sont offerts par les restaurants locaux de Jérusalem, a déclaré Barlieb.

Barlieb, qui est franco-américain et vit à Berlin, a dit qu’il voit le projet comme un processus de guérison pour ses étudiants allemands et, une fois terminé, pour les Juifs et les Arabes qui vivent à Jérusalem.

« Il y a beaucoup de choses qui sont difficile dans nos vies de tous les jours, » a-t-il dit. « Mais cette idée est que c’est le moment idéal de l’année pour se réunir et vivre dans un environnement paisible ».

Tous les bénévoles sont les bienvenus sur le site de construction la semaine prochaine (Jessica Steinberg / Times of Israel)
Tous les bénévoles sont les bienvenus sur le site de construction la semaine prochaine (Jessica Steinberg / Times of Israel)

La construction du ‘Point de Rencontre’ se poursuivra jusqu’au début de la semaine prochaine, et l’équipe accueillera les bénévoles pour peindre, nettoyer les ordures et aider à construire le site les prochains jours, dans l’espace ombragé, et étonnamment aéré sous le pont.

Une fois que le Festival d’Israël sera ouvert, il y aura dix jours d’événements, de spectacles ainsi que de la pastèque au ‘Point de Rencontre’, qui est situé sur le Parc de la voie ferrée (Park HaMesila) sous la Route Dov Yossef , où mène le chemin accessible en fauteuil derrière l’école Hand in Hand School. Plus d’informations sur tous les événements peuvent être trouvés sur le site Muslala et sur le site du Festival d’Israël.

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