Comment 3 enfants arabes israéliens d’un village pauvre ont gagné un prix technologique
Sans même une connexion fiable à Internet, Tamim Zoabi, Ruaa Omari et Masar Zoabi ont créé une application qui aide les pompiers locaux à combattre les feux récurrents
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

JTA – Tamim Zoabi savait que si lui et ses camarades de classe pouvaient gagner à la conférence des jeunes entrepreneurs, cela serait un ticket pour une meilleure vie – une bourse universitaire convoitée pour ce fils d’un chauffeur de camion d’un village pauvre du nord d’Israël.
Mais aucune équipe arabe n’avait jamais gagné à la conférence, une compétition des entrepreneurs des lycées israéliens qui présentent la meilleure idée de start-up.
Zoabi a grandi dans un monde éloigné de la scène high-tech dynamique d’Israël, avec ses entrepreneurs hyper ambitieux et ses millions de capital-risque. Bien que son école soit concentrée sur les études technologiques, elle manque de beaucoup de ressources nécessaires pour aider les étudiants à développer le genre d’applications que Zoabi et ses coéquipiers espéraient pour entrer dans la compétition. Même un accès fiable à internet est difficile à obtenir.
Le jour de la conférence, l’équipe de Zoabi se tenait près d’un casque qui manipulait les ondes cérébrales pour atténuer la dépression et diminuer les rangs pour un robot qui détecte les mines. Leur présentation était un dioporama en 3D d’un quartier avec un jouet de camion de pompier.
Mais quand le verdict des juges a été annoncé le 23 février, Zoabi et ses coéquipiers Ruaa Omari et Masar Zoabi (pas de relation familiale) avaient réussi quelque chose qui n’avait pas de précédent pour un groupe de lycéens arabes : ils ont gagné la troisième place.
« Je suis toujours impressionné par les nouvelles choses, les technologies, les machines, a déclaré Tamim Zoabi. C’était une surprise. »
Zoabi et ses co-équipiers sont étudiants au lycée de sciences et techniques El-Marj de Bustan, qui fait partie du réseau ORT de sciences et techniques de lycées, dont le but est de réduire les écarts de réussite en fournissant une éducation scientifique aux étudiants de milieux économiques divers.
Le père de Tamim Zoabi est conducteur d’une dépanneuse et ouvrier agricole saisonnier, alors que celui d’Omari est homme à tut faire. Le père de Masar Zoabi est mort cette année, et sa mère ne travaille pas.
« La plupart des étudiants, leurs parents n’ont pas d’éducation supérieure », a déclaré Shada Omari, un enseignant de Bustan et le conseiller de l’équipe.
« Ils travaillent dans l’agriculture et dans l’industrie, pas dans les high-tech ou un domaine sophistiqué. Si les étudiants étaient dans une population où les parents avaient une éducation supérieure, ils seraient allés plus loin. »
Les compétiteurs de la conférence travaillent sur tout, des outils biomédicaux à la technologie militaire, mais l’équipe de Bustan a mis ses efforts dans la résolution d’un problème local.
Chaque année, des feux de forêts ravagent la région où ils vivent, un groupe de villages pauvres près de Nazareth, en Galilée. Parfois, les feus brûlent pendant des heures avant que le département des pompiers locaux, en sous-effectif, ne puisse les éteindre.
Au début, l’équipe s’était fixée un objectif ambitieux : construire un robot qui pourrait entrer dans l’incendie et commencer à le combattre. Ils devaient commencer leur projet au milieu de la première, mais leur école ne pouvait pas payer les ressources nécessaires ou budgéter le temps de classe pour le projet. Ils ont donc rabaissé leur projet, se concentrant plutôt sur une application capable de localiser la bouche d’incendie la plus proche et d’identifier la route la plus rapide pour les pompiers pour s’y rendre.
« C’est comme Waze », a dit Masar Zoabi, se référant à l’application de navigation dans le trafic qui utilise des données de ses utilisateurs. « Waze aide les gens à se rendre dans des endroits qu’ils ne connaissent pas. La bouche d’incendie peut être juste à côté, ou derrière, et ils ne la trouveront pas. Cela leur montrera le chemin. »
Commençant au début de leur terminale, l’équipe a dédié huit heures de cours par semaine pour travailler sur ce projet. Mais le laboratoire de leur école n’avait pas de connexion fiable à internet, donc ils ont utilisé le téléphone portable de leur professeur pour se connecter. Les membres de l’équipe ont également affronté le défi d’écrire un résumé scientifique en hébreu, leur deuxième langue.
Certains des autres projets de la compétition ont nécessité l’achat de capteurs, de robots et de prothèses. L’équipe de Bustan a cherché de l’aide gratuite partout où elle a pu.
Tamim Zoabi a appris lui-même le langage de programmation Javascript. Masar Zoabi a utilisé un outil en ligne gratuit pour connecter une base de données de chaque bouche d’incendie à Google Maps et ensuite utilisé le logiciel de Google pour calculer automatiquement la route la plus courte.
L’équipe a ensuite été placée un système pour surveiller les anévrismes abdominaux et une bicyclette à transmission automatique, mais le troisième prix était toujours aussi bien pour une bourse partielle pour étudier les sciences, la technologie, l’ingénierie ou les maths dans une université israélienne.
« Ils ont beaucoup investi, a déclaré Omari. Ce sont des étudiants très dévoués et ils ont beaucoup de potentiels. Ils ont travaillé dur et ont compris. C’est une application époustouflante. »
la Communauté du Times of Israël !