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Conférence pour lutter contre les destructions du patrimoine par l’EI

La directrice générale de l'UNESCO Irina Bokova a ouvert mercredi au Caire une conférence internationale

Capture d’écran Irina Bokova (Crédit : wIKIMEDIA COMMONS)
Capture d’écran Irina Bokova (Crédit : wIKIMEDIA COMMONS)

Cette conférence de deux jours organisée par l’Egypte réunit des ministres et responsables du patrimoine culturel de 11 pays arabes et des experts étrangers et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Elle a pour but de « combattre ceux qui détruisent notre Histoire commune », a commenté à la tribune Deborah Lehr, présidente de Antiquities Coalition, un groupe d’experts et d’archéologues rassemblés pour lutter contre les destructions du patrimoine à travers le monde.

La réunion est organisée un mois après une nouvelle destruction de vestiges en Irak. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux on voit les djihadistes de l’EI détruire à coups de bulldozers, de pioches et d’explosifs le site archéologique de Nimroud, joyau de l’empire assyrien fondée au 13e siècle.

Ils s’en étaient déjà pris à Hatra –une cité de la période romaine vieille de 2.000 ans– et au musée de Mossoul.

« Les pillages et destructions de sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent » cette année, a déclaré Mme Bokova, estimant que l’EI « y a recours comme une tactique de guerre pour terroriser les populations ». « C’est un crime contre l’Humanité », a-t-elle martelé.

« Des tentatives se font jour pour détruire le patrimoine de l’Humanité dans la région, que ce soit en Irak, en Libye, au Yémen ou en Egypte », a commenté Mamdouh Damaty, le ministre égyptien des Antiquités.

La conférence du Caire, intitulée « Propriété culturelle sous la menace: l’impact culturel, économique et sécuritaire du pillage d’antiquités au Moyen-Orient », a pour objectif d' »unifier les efforts pour contrer cette menace », selon Mme Lehr.

Visite en Iran du président irakien pour parler coopération et lutte contre l’EI

Le président irakien Fouad Massoum est arrivé mardi à Téhéran pour une visite officielle de deux jours en Iran, voisin et allié régional chiite, pour discuter notamment de la lutte contre le groupe extrémiste sunnite Etat islamique (EI) et de coopération économique.

M. Massoum est accompagné des ministres du Tourisme, du Commerce et de l’Environnement, selon les médias officiels iraniens. La délégation a été accueillie à son arrivée à l’aéroport par le ministre iranien du Commerce, de l’Industrie et des Mines.

L’Iran a fourni une aide militaire au gouvernement et aux Kurdes irakiens pour contrer l’offensive lancée en juin 2014 par l’EI. Téhéran a également formé et entraîné des milices chiites qui participent à la contre-offensive aux côtés de l’armée irakienne.

Le président Massoum sera reçu mercredi par le président iranien, Hassan Rohani, et doit également rencontrer le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, durant sa visite en Iran.

La Turquie appelle l’Otan à agir contre la « menace » que pose l’EI

La Turquie a appelé mardi à une action déterminée des Etats membres de l’Otan contre la menace « significative » que pose le groupe Etat islamique à ses frontières.

Selon le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, cette question sera un point central de la réunion des chefs de la diplomatie de l’Otan à Antalya (ouest de la Turquie) mecredi et jeudi.

« La Turquie est le seul Etat membre de l’Alliance à avoir des frontières avec Daesh », en Syrie et en Irak, a-t-il souligné, utilisant le terme arabe pour nommer l’EI.

Et « Daesh à nos frontières n’est pas une situation tenable. Cela représente une menace significative pour nous », a ajouté M. Cavusoglu lors d’une conférence de presse.

Le ministre turc a salué le projet des Etats-Unis d’entraîner et équiper l’opposition syrienne, tout en estimant que « ce ne serait pas suffisant ».

« Nous devons prendre d’autres mesures », a-t-il déclaré, ajoutant que les frappes aériennes ne pouvaient non plus suffire.

« Pour éradiquer le terrorisme, nous devons nous attaquer aux bases du terrorisme », a-t-il ajouté, sans en dire davantage.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a toujours insisté sur le fait que, selon lui, le départ du président Bachar al-Assad était la clé pour la paix en Syrie.

Par le passé, la Turquie a appelé à la création d’une zone de sécurité en territoire syrien pour protéger ses frontières, mais cette idée a été accueillie tièdement par ses alliés occidentaux.

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