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Crash EgyptAir : les boîtes noires envoyées en France pour réparation

Indispensables pour comprendre les causes du crash, elles seront réparées par le BEA

Un avion A320 de la compagnie Egypt Air, le modèle qui a disparu au-dessus de la Méditerranée. (Crédits : Mehmet Mustafa Celik / CC-ASA 4.0 / Wikipedia)
Un avion A320 de la compagnie Egypt Air, le modèle qui a disparu au-dessus de la Méditerranée. (Crédits : Mehmet Mustafa Celik / CC-ASA 4.0 / Wikipedia)

Les mémoires des deux boîtes noires de l’Airbus d’EgyptAir qui s’est abîmé en Méditerranée il y a un mois ont été « endommagées » et seront envoyées la semaine prochaine en France pour être réparées, a annoncé jeudi soir la commission d’enquête égyptienne.

Seules les analyses des enregistreurs de vol pourront permettre de connaître les causes du crash de l’A320 qui est tombé en mer avec 66 personnes à bord, dont 40 Égyptiens et 15 Français, après avoir soudainement disparu des écrans radar.

« Les mémoires des deux enregistreurs de vol ont été endommagées » affirme la commission dans un communiqué. « La commission d’enquête se rendra en France la semaine prochaine avec les circuits électriques des deux boîtes noires pour les faire réparer dans les laboratoires du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) et éliminer les dépôts de sel » ajoute le texte.

Une fois réparées, les mémoires seront ensuite « ramenées au Caire pour que soit effectuée l’analyse des données dans les laboratoires du ministère de l’Aviation civile », selon le communiqué.

Le Cockpit Voice Recorder (CVR), qui concerne les conversations dans le cockpit, et le Flight Data Recorder (FDR), qui enregistre tous les paramètres de vol, ont été repêchés « en morceaux » la semaine dernière par le « John Lethbridge », un navire de la compagnie française Deep Ocean Search (DOS).

Par ailleurs, « une équipe de médecins légistes français va rejoindre leurs collègues égyptiens pour participer aux opérations de récupération des morceaux de corps humains » sur la zone du crash, souligne le communiqué.

L’hypothèse de l’attentat, initialement mise en avant par l’Egypte, a cédé du terrain au profit de celle de l’incident technique: des alertes automatiques avaient en effet été émises par l’appareil deux minutes avant sa chute, signalant de la fumée dans le cockpit et une défaillance de l’ordinateur gérant les commandes.

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