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Début de pourparlers au Caire entre les rivaux palestiniens

Le principal point de discussion de la journée est la possibilité pour le gouvernement de l'AP “d'exercer ses pouvoirs à Gaza”

Rami Hamdallah, Premier ministre de l'Autorité palestinienne, à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, le 2 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Rami Hamdallah, Premier ministre de l'Autorité palestinienne, à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, le 2 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Des pourparlers entre le mouvement terroriste Hamas et son rival palestinien du Fatah ont commencé mardi au Caire en vue de concrétiser une réconciliation annoncée la semaine passée, a indiqué à l’AFP l’un des délégués sous couvert d’anonymat.

Les discussions à huis clos, qui se tenaient dans les locaux des services de renseignement égyptiens, sont prévues pour durer plusieurs jours.

Dans une déclaration adressée à la presse au Caire, Azzam al-Ahmad, le chef de la délégation du Fatah, a affirmé que « le principal point à l’ordre du jour » des entretiens concerne la possibilité pour le gouvernement « d’exercer ses pouvoirs à Gaza ».

Les pourparlers porteront sur les détails concrets du rapprochement entre les deux rivaux, après une décennie de dissensions dévastatrices.

Ismail Haniyeh, à gauche, dirigeant du Hamas, et le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Rami Hamdallah dans le bureau de Haniyeh, à Gaza Ville, le 3 octobre 2017. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Ismail Haniyeh, à gauche, dirigeant du Hamas, et le Premier ministre de l’Autorité palestinienne Rami Hamdallah dans le bureau de Haniyeh, à Gaza Ville, le 3 octobre 2017. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Le Hamas gouverne la bande de Gaza sans partage depuis qu’il en a évincé l’Autorité palestinienne au prix d’une quasi-guerre civile avec le Fatah en 2007. L’Autorité, entité internationalement reconnue supposée préfigurer un état palestinien indépendant, est dominée par le Fatah. Elle n’exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie, distante de Gaza de quelques dizaines de kilomètres.

Sous pression, le Hamas a accepté en septembre le retour à Gaza de l’Autorité et de son gouvernement.

Les tractations sur les dispositions tangibles d’un partage de pouvoirs sont annoncées comme extrêmement ardues tant les intérêts des uns et des autres semblent contradictoires, notamment sur le contrôle de la sécurité dans la bande de Gaza.

Il sera question notamment du sort des deux millions de Gazaouis, éprouvés par trois guerres avec Israël depuis 2008, les blocus israélien et égyptien, la pauvreté, le chômage et les pénuries d’eau et d’électricité.

La délégation du Fatah comprend des personnalités comme le chef des renseignements au sein de l’Autorité, Majed Farraj, et Fayez Abou Eita, un responsable du parti à Gaza, selon l’agence Wafa.

Le chef du groupe terroriste du Hamas à Gaza Yahya Sinwar lors d'une rencontre dans la ville de Khan Yunis, dans le sud de Gaza, le 22 juillet 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Le chef du groupe terroriste du Hamas à Gaza Yahya Sinwar lors d’une rencontre dans la ville de Khan Yunis, dans le sud de Gaza, le 22 juillet 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Pour le Hamas, son chef dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar, et Salah al-Arouri, cadre en exil tout juste désigné numéro deux officiel du mouvement, sont du voyage, selon le groupe.

Parmi les sujets difficiles figure la question de l’avenir des 25 000 hommes de la branche armée du Hamas, pour lesquels le groupe a prévenu que la question n’était pas négociable.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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