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Des archéologues israéliens présentent un rare masque vieux de 9 000 ans

Il existe une quinzaine de masques de la même époque aussi issus des collines et du désert de Judée, la grande majorité dispersés dans des collections privées à travers le monde

  • Un masque en pierre de 9000 ans découvert dans le sud des collines de Hébron, en Cisjordanie, début 2018 (Crédit : Clara Amit, Autorité israélienne des antiquités)
    Un masque en pierre de 9000 ans découvert dans le sud des collines de Hébron, en Cisjordanie, début 2018 (Crédit : Clara Amit, Autorité israélienne des antiquités)
  • Vue de côté d'un masque en pierre de 9000 ans découvert dans le sud des collines de Hébron, en Cisjordanie, début 2018 (Crédit : Clara Amit, Autorité israélienne des antiquités)
    Vue de côté d'un masque en pierre de 9000 ans découvert dans le sud des collines de Hébron, en Cisjordanie, début 2018 (Crédit : Clara Amit, Autorité israélienne des antiquités)
  • Un masque en pierre de 9000 ans découvert dans le sud des collines de Hébron, en Cisjordanie, début 2018 (Crédit : Autorité israélienne des antiquités)
    Un masque en pierre de 9000 ans découvert dans le sud des collines de Hébron, en Cisjordanie, début 2018 (Crédit : Autorité israélienne des antiquités)

L’Autorité archéologique israélienne a présenté mercredi à Jérusalem un rare masque de pierre vieux d’environ neuf mille ans et associé au développement du culte des ancêtres coïncidant avec la sédentarisation des hommes.

L’autorité archéologique est restée vague sur les circonstances de la découverte, qui remonte selon elle à plusieurs mois. Le masque provient selon elle des environs de l’implantation israélienne de Pnei Hever, en Cisjordanie.

Les querelles entre Israéliens et Palestiniens sur la propriété des découvertes archéologiques sont un des aspects du vieux conflit pour la terre.

Le masque, remontant au début du néolithique (nouvel âge de pierre), a été découvert par un promeneur, a indiqué une archéologue de l’Autorité, Ronit Lupu. Les autorités israéliennes ont été informées début 2018 de l’existence du masque et sont remontées jusqu’à l’inventeur, qui le leur a remis, a-t-elle dit.

Un masque en pierre de 9000 ans découvert dans le sud des collines de Hébron, en Cisjordanie, début 2018 (Crédit : Clara Amit, Autorité israélienne des antiquités)

Le masque, taillé dans une pierre calcaire aux teintes roses et jaunes soigneusement travaillée et polie, « est de confection très naturaliste, vous voyez les joues, le nez est parfaitement restitué », a dit Mme Lupu. Des orifices ont été créés pour les yeux et des dents apparaissent dans la bouche.

« C’est un masque rare, le dernier en date a été découvert il y a 35 ans (…) Mais ce qu’il y a de particulier, c’est que nous savons d’où il vient, nous en connaissons le contexte archéologique », a dit Mme Lupu.

Il existait déjà une quinzaine de masques de la même époque provenant eux aussi des collines et du désert de Judée, la grande majorité dispersés dans des collections privées à travers le monde. Seuls deux d’entre eux ont un contexte archéologique clairement identifié.

Des outils de silex découverts sur le site d’où provenait le masque ont permis de le dater d’environ 9 000 ans, au début de la « révolution agricole », quand les hommes cessent de vivre de la chasse et de la cueillette et se sédentarisent, pratiquant la culture et domestiquant des animaux.

Le masque arbore des trous sur les côtés et en haut et en bas, peut-être pour être portés par un individu, mais plus probablement pour être exhibé, sur un poteau par exemple, dit Mme Lupu.

« Nous pensons que ce masque relève du monde spirituel des populations du néolithique », dit-elle.

Vue de côté d’un masque en pierre de 9000 ans découvert dans le sud des collines de Hébron, en Cisjordanie, début 2018 (Crédit : Clara Amit, Autorité israélienne des antiquités)

La période voit un développement spectaculaire des rituels à caractère spirituel et ancestral, attesté par la découverte de figurines de forme humaine, de crânes recouverts de plâtre, et de masques de pierre, dit Omry Barzilai, chercheur cité dans un communiqué de l’Autorité.

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