Des élus arabes accusent la police de négligence sur les meurtres par arme à feu
Après trois meurtres commis dans des villes arabes pendant la nuit, les législateurs disent que les autorités ne parviennent pas à s'attaquer à la violence rampante
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Des députés arabes ont blâmé la police, vendredi, pour sa négligence de la violence rampante par armes à feu au sein de la communauté arabe après la mort de trois personnes dans la nuit de jeudi dans les villes de Tira et de Jisr a-Zarka.
Ayman Odeh, chef de la Liste arabe unie, a indiqué que ces meurtres étaient « le triste et douloureux témoignage de la négligence policière dans la lutte contre les armes illégales et les gangs criminels ».
Odeh a attaqué les plans du ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan qui veut assouplir les régulations de contrôle des armes. « Tandis qu’Erdan veut donner des armes à tous ceux qui en veulent, le public arabe se vide de son sang ».
La législatrice Hanin Zoabi a appelé les responsables arabes à éviter la police tant que les autorités ne présenteront pas un plan de réduction des violences par arme à feu.
مقتل شاب وخطيبته بإطلاق نار في الطيرة https://t.co/bcx5rhVzZS pic.twitter.com/vbUgLuxUTR
— sada_alaqsa (@AlaqsaSada) August 31, 2018
« La police construit des commissariats et s’enorgueillit de recruter des agents mais il y a zéro résultat », a-t-elle dit. « La police n’a pas suffisamment d’enquêteurs ou de plans d’opération pour gérer ce problème… Elle investit dans son image plutôt que dans les vies humaines ».
Jeudi soir, un jeune couple a été tué par balles dans sa voiture à proximité de Tira. Les deux individus, Mahmud Hajaj et Rima Abu Khait, devaient se marier.
Les forces de l’ordre ont estimé que leurs assassins visaient probablement Hajaj, connu des services de police.
Plus tard dans la nuit, c’est un homme de 33 ans, Faisel Radad, qui a été tué à Jisr a-Zarka lors qu’il se trouvait dans la cour d’une habitation en compagnie de trois amis. Les quatre individus ont été blessés et évacués à l’hôpital où Rada a succombé à ses blessures.
Le mobile du meurtre n’a pas été clairement établi et Radad n’avait pas de casier judiciaire.
La police a ouvert une enquête.
Les résidents des communautés arabes se plaignent depuis longtemps d’un manque de maintien de l’ordre local. Envahies d’armes illégales, certaines villes arabes israéliennes sont devenues des foyers du crime, une tendance que la police rechignerait à combattre, selon les députés arabes israéliens.
Ynet a fait savoir que plus de 30 arabes israéliens avaient été assassinés en 2018.
Un résident de Tira, Ahmad Mansour, a déclaré que « depuis le début de l’année, nous avons connu cinq meurtres. A ce jour, nous n’avons pas entendu parler d’éventuelles arrestations ou inculpations des criminels et des meurtriers. Tant que les meurtriers seront libres de se promener, ils auront le feu vert pour assassiner encore plus de gens ».
la Communauté du Times of Israël !