Rechercher

Des garçons syriens pris dans un engrenage d’abus sexuels

Les victimes, de peur d'être stigmatisées, ne parlent pas de leurs expériences qui ont des conséquences "psychologiques profondément débilitantes"

Les réfugiés se bousculant les uns et les autres en attendant des tentes tandis que les Syriens fuient la ville d'Alep, le 6 février 2016 à Bab al-Salama, près de la ville d'Azaz, au nord de la Syrie (Crédit : Bulent Kilic / AFP)
Les réfugiés se bousculant les uns et les autres en attendant des tentes tandis que les Syriens fuient la ville d'Alep, le 6 février 2016 à Bab al-Salama, près de la ville d'Azaz, au nord de la Syrie (Crédit : Bulent Kilic / AFP)

Des garçons et hommes syriens sont victimes d’un « cercle vicieux » d’abus sexuels dans leur pays en guerre ou comme réfugiés, a affirmé jeudi une agence de l’ONU dans un rapport sur cette question taboue.

Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) affirme avoir documenté de nombreux cas de violences sexuelles contre des hommes et garçons syriens, après avoir interviewé 196 réfugiés et 73 travailleurs humanitaires.

« Il y a déjà eu des rapports sur les abus sexuels envers les femmes et filles syriennes. Mais cette question est le côté moins connu de cette histoire sordide: les (victimes) mâles », a indiqué à l’AFP le porte-parole du HCR Andrej Mahecic.

« Il s’agit d’un cercle vicieux », selon lui.

Le rapport affirme que, depuis le début du conflit en 2011, hommes et garçons ont été victimes de violences sexuelles dans des centres de détention et à des barrages de factions armées en Syrie, mais également dans des pays les accueillant comme réfugiés.

Les formes de violences sexuelles sont, entre autres, des chocs électriques et des brûlures de cigarettes sur les parties génitales et l’anus, la castration et le viol collectif.

« L’un de mes oncles en Syrie a été arrêté. Quelques mois après sa libération, il nous a dit –après s’être effondré en larmes devant nous — qu’il n’y a pas une partie de son corps qui n’ait pas souffert d’abus au moyen d’un marteau-piqueur électrique », affirme Ahmad, un réfugié syrien en Jordanie.

« Après sa libération, il a arrêté de manger et est devenu alcoolique. Il est mort à la suite d’une insuffisance rénale ».

Les LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) sont particulièrement vulnérables.

« Il n’y a pas un seul (membre de la communauté LGBT) qui n’ait pas souffert de violence sexuelle. Cela nous arrive à tous », assure Mazen, transgenre cité dans le rapport.

Dans les pays qui accueillent des réfugiés syriens, des garçons et des hommes ont fait l’objet de chantage pour les forcer à avoir des relations sexuelles ou ont été exploités par leurs employeurs, selon le rapport.

D’après l’ONU, ces abus ont eu des conséquences « psychologiques profondément débilitantes » sur des familles entières.

Des garçons victimes d’abus ont parfois abandonné l’école et ont été, tout comme les hommes, rejetés, pointés du doigt et parfois menacés de mort.

Les victimes ont peur d’être stigmatisées si elles parlent de leur expérience et des travailleurs sociaux ont parfois manqué de personnel ou ignoré leurs témoignages.

« Les victimes évitent de demander de l’aide aux services d’assistance et rejettent la faute sur eux-mêmes. Cela renforce le mythe selon lequel il s’agit d’un problème rare alors que cette étude montre le contraire », a expliqué M. Mahecic.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.
Se connecter ou rejoindre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres de la Communauté qui payent un abonnement peuvent commenter les articles
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Seuls les membres de la Communauté du ToI peuvent commenter les articles.
Se connecter avec
check your email
Consultez vos emails
Nous vous avons envoyé un email à .
Il contient un lien pour vous connecter.
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.