Des handicapés manifestent pour leurs prestations et bloquent l’autoroute de TLV
Des militants et des manifestants en fauteuil roulant luttent pour obtenir des allocations équivalentes au salaire minimum
Jeudi, des manifestants handicapés et des militants ont bloqué une autoroute principale à Tel-Aviv dans le cadre d’une campagne pour réclamer une augmentation des allocations d’invalidité et des pensions pour les personnes âgées, provoquant la fermeture d’une artère principale traversant la ville pendant près d’une heure, et entraînant des altercations entre les automobilistes et les manifestants.
Le trafic en direction du sud sur l’autoroute Ayalon à l’intersection Azrieli s’est arrêté à l’heure de pointe après que la route a été bloquée par environ 150 manifestants, dont beaucoup étaient handicapés, qui demandaient que les allocations gouvernementales pour les handicapés et les personnes âgées passent à 5 300 shekels (1 500 dollars) afin qu’elles s’alignent au salaire minimum.
Parmi les participants se trouvaient les députés Dov Khenin (Liste arabe unie) et Ilan Gilon (Meretz). En brandissant des pancartes avec des slogans tels que « Nous voulons la justice, pas la charité » et « Nous n’abandonnons pas les personnes âgées, les enfants et les handicapés », les manifestants poursuivaient les protestations qui ont commencé en mars 2017.
Après un an de négociations et des dizaines de manifestations spontanées qui ont bloqué les routes et le trafic, en février, la Knesset a porté l’allocation mensuelle à 3 700 shekels (1 050 dollars). Cependant, les militants estiment que ce n’est pas suffisant.
L’auteur-compositeur Shimrit Or a expliqué les raisons pour lesquelles elle a participé à la manifestation sur le site d’information Walla : « Je suis à la fois handicapée et âgée, donc je suis concernée par ce problème. Et plus généralement, je m’identifie à la lutte des personnes dans le besoin qui se débattent avec une allocation d’environ 2 500 shekels, alors qu’elles doivent faire face à des problèmes beaucoup plus graves et existentiels que d’autres personnes ».
« C’est la moitié du salaire minimum qu’un employé gagne en un mois, a-t-elle précisé. « Il est impossible de vivre avec ce montant. C’est clair, mais le gouvernement, pour toutes sortes de raisons insignifiantes, l’ignore et s’enlise dans des batailles politiciennes. »
la Communauté du Times of Israël !


