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Deux autres arrestations dans l’incendie du domicile d’une directrice de crèche

La police de Rosh Haayin soupçonnent deux résidents d'avoir aidé Adir Ratzon à mettre le feu au domicile de Carmel Mauda

Un incendie ravage le domicile de Carmel Maud, à Rosh Haayin, le 6 juillet 2019. (Crédit : Twitter)
Un incendie ravage le domicile de Carmel Maud, à Rosh Haayin, le 6 juillet 2019. (Crédit : Twitter)

La police de Rosh Haayin a interpelé deux autres personnes soupçonnées d’avoir mis le feu au domicile d’une directrice de crèche accusée d’avoir maltraité des enfants placés sous sa responsabilité, a rapporté la Treizième chaîne dimanche.

Les suspects, des habitants de 20 et 26 ans de cette ville du centre du pays seront présentés à la cour des magistrats de Petah Tikva pour une audience dans la journée de dimanche, selon la chaîne.

Adir Ratzon, 18 ans, accusé d’avoir incendié le domicile de Carmel Mauda et sa crèche au début du mois, sera également présent au tribunal dimanche, les procureurs souhaitant prolonger sa détention.

L’incendie du 6 juillet n’a fait aucun blessé, mais les flammes ont détruit la majeure partie du domicile de la directrice ainsi que le centre Baby Love situé sur le toit, là où elle aurait infligé des violences répétées à 11 enfants, âgés de trois mois à trois ans.

La police serait en possession d’images de vidéosurveillance et de données GPS du téléphone mobile du suspect, le localisant à proximité du bâtiment avant et après l’incendie, d’après des médias israéliens.

Les enquêteurs tentent de déterminer si le suspect, déjà impliqué dans un incendie criminel l’année passée à Karnei Shomron, a été recruté pour commettre celui-là. La Douzième chaîne a rapporté qu’il était un proche de parents d’un garçon ayant fréquenté la crèche par le passé.

Adir Ratzon nie toute implication.

Carmel Mauda, dirigeante d’une crèche filmée en train de violenter des enfants, au tribunal de Lod pour une audience, le 7 juillet 2019. (Crédit : Flash90)

Carmel Mauda, 25 ans, est actuellement incarcérée à la prison de Neveh Tirza à Ramle. Elle a été interpellée en juin, mais, jeudi dernier, la police a publié des images des maltraitances présumées, ce qui a suscité la colère dans le pays et des manifestations devant son domicile.

Les images de vidéosurveillance choquantes divulguées par la police montraient Carmel Mauda attacher des enfants, les nourrir de force, étouffer avec des couvertures des nourrissons refusant d’aller dormir et les maltraiter physiquement.

La semaine dernière, des parents étaient venus protester devant chez elle, et des milliers de personnes ont manifesté dans le pays appelant les autorités à une plus grande surveillance des crèches, dont la vaste majorité sont privées et exercent sans autorisation.

Des parents manifestent à Tel Aviv contre les maltraitances infligées aux enfants dans les crèches en Israël, le 7 juillet 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le lendemain de ces rassemblements, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé que le ministère de l’Éducation assumerait la responsabilité de toutes les crèches publiques. Cette décision ne concernait que celles destinées aux enfants de trois ans et plus, âge auquel les enfants sont habilités à intégrer des centres d’accueil publics. Elle ne s’appliquera donc pas aux crèches privées, y compris celles réservées aux enfants de moins de trois ans, comme l’exigeaient les manifestants.

Actuellement, seuls 23 % de ce type d’établissements dans le pays relèvent du ministère de l’Éducation. Les autres sont supervisés par les ministères de l’Economie ou des Droits sociaux, qui, selon les parents, sont moins exigeants en termes de règles.

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