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Deux documentaires israélien et palestinien au Cinéma du réel

Le festival international des films documentaires a actuellement lieu au Centre pompidou

Festival Cinéma du Réel (Crédit : Facebook/Cinéma du réel - Festival international de films documentaires)
Festival Cinéma du Réel (Crédit : Facebook/Cinéma du réel - Festival international de films documentaires)

Le Cinéma du réel est un festival international de films documentaires qui a commencé le 18 mars et s’achèvera le 27 mars prochain.

A l’occasion de ce festival deux films documentaires sont mis en avant, l’un israélien réalisé par Avi Mograbi et l’autre palestinien réalisé par Raed Andoni.

L’un des thème mis en lumière par ce festival est la reconstitution de faits réels dans le cinéma documentaire tout en y alliant une volonté d’esthétisme. Les documentaires israélien et palestinien rentrent dans ce thème.

« Between fences » est un projet réalisé autour de la situation des réfugiés érythréens et soudanais qui sont en détention dans le centre de Holot dans le sud d’Israël. Le documentaire y mêle des figurants et comédiens aussi bien Israéliens que des réfugiés. Les réfugiés jouent les Israéliens ou leur propre rôle et inversement pour les Israéliens.

Ce documentaire est un parti pris politique du réalisateur pour dénoncer la situation des réfugiés retenus à Holot. Ces derniers ont fui leur pays et ne peuvent pas y être renvoyés, mais ils n’ont pas de perspectives d’intégration en Israël et sont donc retenus dans ce centre.

Dans ce documentaire, qui a fait l’ouverture du Cinéma du Réel, Avi Mograbi, un virulent critique du gouvernement, suit les principes du « Théâtre de l’Opprimé ».

Ce documentaire sera également présenté à la Berlinale (Berlin International Film Festival) qui dépeint le documentaire comme une « approche qui donne aux demandeurs d’asile l’opportunité d’adresser leur expérience d’immigration forcée et de discrimination et de les confronter à la société israélienne qui a décidé de voir ces demandeurs d’asile comme des dangereux infiltrés ».

Le second documentaire, « Ghost Hunting », retrace l’expérience personnelle de son réalisateur Raed Andoni incarcéré dans un centre d’interrogatoire du Shin Bet.

Le documentaire, qui n’est pas encore achevé, est une tentative pour son réalisateur de recouvrer la mémoire de ces mois d’incarcération qui reste fragmentée. Pour cela il a reconstruit, en grandeur nature, le centre à Ramallah avec l’aide d’autres prisonniers qui jouent le rôle des agents du Shin Bet.

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