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Erdogan et Trump se sont téléphonés pour parler de la Syrie

La Turquie et les Etats-Unis sont alliés au sein de l'OTAN, mais leurs relations ont été récemment affectées par plusieurs sujets de discorde

Le président américain Donald Trump au téléphone avec le président russe Vladimir Poutine depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche à  Washington, le 28 janvier 2017. Illustration. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Le président américain Donald Trump au téléphone avec le président russe Vladimir Poutine depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 28 janvier 2017. Illustration. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain Donald Trump ont évoqué la crise en Syrie lors d’une conversation téléphonique mercredi soir, a indiqué une source proche de la présidence turque.

Les deux chefs d’Etat ont procédé à un « échange de vue sur les derniers développements en Syrie », selon cette source, qui n’a pas donné d’autres détails.

Cet échange survient alors que Donald Trump a averti mercredi d’une riposte occidentale imminente au bombardement chimique présumé en Syrie, portant la tension avec la Russie à son sommet depuis le début de cette crise.

De son côté la Turquie, acteur clef dans le dossier syrien, a exhorté mercredi Moscou et Washington à cesser leur « bagarre de rue » au sujet de possibles frappes contre Damas.

« L’un dit ‘J’ai de meilleurs missiles’, l’autre dit ‘Non, c’est moi qui ai de meilleurs missiles. Allez, chiche, envoie-les !’ (…) C’est une bagarre de rue, ils se bagarrent comme des caïds », a déploré le Premier ministre Binali Yildirim lors d’un discours à Istanbul.

Binali Yildirim à Ankara le 31 octobre 2017. (Crédit : AFP/Adem Altan)

La Turquie et les Etats-Unis sont alliés au sein de l’OTAN, mais leurs relations ont été récemment affectées par plusieurs sujets de discorde, dont le soutien apporté par Washington aux milices kurdes syriennes, considérées par Ankara comme terroristes.

Dans le même temps, la Turquie s’est rapprochée ces derniers mois de la Russie sur le dossier syrien. Les deux pays conservent toutefois de nettes divergences: Ankara soutient les rebelles en lutte contre le président syrien, tandis que Moscou reste un soutien indéfectible de Bachar al-Assad.

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