France/Facs de médecine : racisme et antisémitisme « prennent de l’ampleur »
La Conférence des doyens a appelé enseignants et étudiants à "dénoncer tout comportement répréhensible"
Racisme et antisémitisme « prennent de l’ampleur » au sein des facultés de médecine, s’est inquiétée mardi la Conférence des doyens, en appelant enseignants et étudiants à « dénoncer tout comportement répréhensible ».
« Il y a de plus en plus d’actes racistes et antisémites perpétrés à l’encontre des enseignants, des autorités et des étudiants de confession juive et/ou d’origine étrangère », a affirmé la Conférence dans un communiqué, en s’indignant d’un phénomène « scandaleux et inadmissible ».
« Cette situation n’est pas nouvelle, des faits identiques s’étant déjà déroulés en 2013 et 2014. Mais la recrudescence récente de ces comportements inquiète la Conférence des doyens » des facs de médecine, a-t-elle poursuivi.
« Quelle que soit la forme que revêtent ces actes (humour, etc.), ils ne peuvent pas être tolérés », a-t-elle ajouté.
La Conférence « appelle le corps enseignant à redoubler de vigilance et à dénoncer au plus vite tout comportement répréhensible ». Elle appelle aussi les étudiants à « informer les autorités compétentes lorsqu’ils assistent à des agissements antisémites et racistes ».
« Il n’y a pas eu d’actes précis ces derniers jours (…) en revanche, nous avons observé des tags à la faculté de Créteil, à Lyon et à Grenoble, où le président de l’université était directement visé », a déclaré le président de la conférence, Jean Sibilia, au site spécialisé What’s up doc.
« Nous ne disposons d’aucun outil pour affirmer » que ces faits sont en augmentation, a-t-il ajouté. « Néanmoins, on sent monter, comme tout le monde, cette ambiance d’intolérance ».
Le 8 février, un étudiant de l’université Paris-13 (Seine-Saint-Denis) a été exclu après la plainte d’une élève en médecine, qui accusait plusieurs étudiants d’avoir tenu des propos antisémites à son égard.
L’étudiant a été exclu pour « un an, dont deux mois ferme », a indiqué Paris-13 lundi. Sept autres étudiants et étudiantes, également mis en cause par cette élève, ont eux été « relaxés ».
Lundi soir, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé une hausse de 74 % des actes antisémites en 2018 en France après deux années de baisse.
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