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France : la justice rejette les recours de 5 terroristes potentiels déchus de la nationalité

Fouad Charouali, Rachid Aït El Hadj, Bachir Ghoumid, Redouane Aberbri et Attila Turk, originaires de quartiers populaires de la banlieue ouest de Paris, étaient devenus français entre 1991 et 2001

Vue de Paris (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
Vue de Paris (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

La plus haute juridiction française a rejeté mercredi les recours de cinq hommes, condamnés pour des actes de terrorisme, qui contestaient la déchéance de leur nationalité française, ouvrant la voie à leur expulsion vers leurs pays respectifs.

Le Conseil d’Etat a jugé « qu’en raison de la nature et de la gravité des faits de terrorisme commis », « la sanction de déchéance de nationalité n’avait pas revêtu un caractère disproportionné » et que « dans chaque cas, le comportement de l’intéressé postérieurement aux faits ne permettait pas de remettre en cause cette appréciation ».

La déchéance de la nationalité des cinq hommes, quatre Franco-Marocains et un Franco-Turc âgés de 38 à 41 ans, devient donc définitive et ils peuvent désormais être expulsés vers leur pays d’origine respectifs.

Fouad Charouali, Rachid Aït El Hadj, Bachir Ghoumid, Redouane Aberbri et Attila Turk, originaires de quartiers populaires de la banlieue ouest de Paris, étaient devenus français entre 1991 et 2001.

Ces cinq hommes ont été condamnés en 2007 à des peines de six à huit ans de prison pour leur « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste », notamment pour leurs liens avec des membres d’un groupe jihadiste responsable des attentats de Casablanca (Maroc) du 16 mai 2003.

Leurs avocats avaient dénoncé une « double peine » infligée à leurs clients, qui « risquent la torture » s’ils sont expulsés dans leur pays d’origine, dans le contexte d’une recrudescence des attentats et d’une lutte musclée contre les jihadistes dans ces pays.

La déchéance de nationalité, prévue par le code civil, peut être prononcée lorsque la personne a été condamnée pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme.

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