Rechercher

Hazan qualifié par Zandberg « d’ami des nazis » lors d’un débat sur les migrants

La députée du parti de gauche du Meretz, Tamar Zandberg, a été obligée de quitter la salle lors d'un débat passionné qui a eu lieu dans une commission de la Knesset

C’est un débat passionné qui a eu lieu lundi lors d’une réunion de commission de la Knesset sur la question de l’expulsion des migrants africains sur Israël. Une députée de l’opposition a ainsi harangué un membre du parti du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, lui disant : « Vous êtes un ami des nazis ».

La députée Tamar Zandberg issue du parti de gauche du Meretz s’est vivement opposée au parlementaire du Likud Oren Hazan, lui disant qu’il avait « des amis nazis partout dans le monde ». Hazan, un législateur controversé, a été condamné l’année dernière pour avoir fait part sur Twitter de son soutien à Marine Le Pen, cheffe de l’extrême-droite française.

Le président américain Donald Trump pose pour un selfie avec le député Oren Hazan à l’aéroport Ben Gurion le 22 mai 2017 (Oren Hazan)

Lorsque le président de la commission des Affaires intérieures et de l’Environnement, Yoav Kisch, a renvoyé Zandberg, elle s’y est opposée et a qualifié Kisch « d’insolent », ajoutant à son attention comme aux autres personnes réunies dans la pièce : « Vous êtes amis avec les nazis, comment pouvez-vous ne pas avoir honte de vous ? »

Le député de l’opposition Dov Khenin de la faction de la Liste arabe unie a indiqué durant le débat que tandis que le problème des migrants est significatif, le gouvernement « donne des incitations au lieu de proposer des solutions réelles et de changer la situation ».

« Nous parlons de gens en détresse qui ont fui des génocides et des dictatures obscurantistes pour venir ici », a-t-il ajouté.

Lundi dans la matinée, le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri s’est exprimé devant la commission des Affaires intérieures et de la Protection environnementale, disant que de « fausses informations » étaient publiées au sujet du programme d’expulsion.

Il a indiqué que les familles, les femmes et les enfants ne seraient pas expulsés du pays ainsi que tous ceux qui ont déposé une demande d’asile avant la fin de l’année 2017 et qui n’ont pas encore reçu de réponse finale.

Deri a noté que plus de 5 000 immigrants clandestins venus de pays européens ont été expulsés en 2017, clamant que ce chiffre réfutait les accusations de discrimination contre les Africains.

Des manifestants érythréens scandent « Des réfugiés, pas des infiltrés » devant l’ambassade du Rwanda, à Herzliya, le 22 janvier 2018 (Melanie Lidman / Times of Israël)

La question des migrants africains n’a cessé d’attirer davantage l’attention depuis que la Knesset a approuvé, le mois dernier, un amendement à la loi dite « des infiltrés » qui ouvre la voie à l’expulsion forcée de migrants et demandeurs d’asile érythréens et soudanais à partir du mois de mars, et l’emprisonnement indéfini de ceux qui refuseront de quitter « volontairement » le territoire.

Il y a approximativement 38 000 migrants et demandeurs d’asile africains en Israël, selon le ministère de l’Intérieur. Environ 72 % sont Erythréens et 20 % sont Soudanais et la vaste majorité est arrivée entre 2006 et 2012. Un grand nombre habite dans le sud de Tel Aviv et certains habitants et militants leur reprochent le taux de délinquance en hausse et ont fait pression sur le gouvernement en faveur de leur expulsion.

L’amendement a attiré l’attention de la communauté internationale et suscite la controverse.

Malgré les critiques de ce plan d’expulsions proférées par des militants des droits de l’Homme israéliens et la communauté juive américaine, un sondage rendu public dimanche par la Dixième chaîne révèle qu’une majorité d’Israéliens soutiennent l’expulsion des migrants africains du pays.

Interrogés pour savoir s’ils soutiennent la décision gouvernementale de l’expulsion des migrants, 56 % des sondés répondent oui, 32 % non, et 12 % sont sans opinion.

Même si une majorité soutient les expulsions, 44 % seulement des personnes interrogées affirment être favorables à une expulsion forcée contre 46 % qui disent y être opposés. 10 % des sondés sont sans opinion.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.