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Il a fallu qu’Israël lui confisque son passeport pour qu’il accorde le guet

Il s'agissait d'une rare sanction imposée contre un Israélien qui refusait d'accorder le guet à sa femme depuis six ans, alors qu'il vivait en Thaïlande

Les bureaux du Rabbinat en chef à Jérusalem. (Yonatan Sindel/Flash90)
Les bureaux du Rabbinat en chef à Jérusalem. (Yonatan Sindel/Flash90)

Après six ans, un homme d’affaires anonyme a accordé le guet [acte de divorce religieux] à sa femme, après qu’un consulat israélien à l’étranger lui eut confisqué son passeport. Il s’agit du dernier cas en date où les autorités israéliennes sanctionnent les maris récalcitrants.

Selon un reportage de la Douzième chaîne, l’homme d’affaires vivait à Bangkok, en Thaïlande, depuis six ans, alors que sa femme vivant toujours en Israël ne pouvait pas se remarier.

Il y a quelques mois, après que plusieurs mesures punitives furent restées vaines, un tribunal rabbinique de Tel Aviv a donné l’instruction au ministère des Affaires étrangères de lui refuser les services consulaires. Le ministère, à son tour, a transmis ces instructions aux consulats à travers l’Asie.

Il y a quelques jours, quand l’homme s’est rendu au consulat pour renouveler son visa, son passeport lui a été confisqué, et on lui a dit qu’il avait le choix entre : rester coincé en Thaïlande, rentrer en Israël pour aller en prison, ou libérer sa femme. Il a fini par accorder le guet à sa femme.

Des questions personnelles, comme le mariage ou le divorce, sont contrôlées par le Grand Rabbinat en Israël. Les hommes qui refusent d’accorder l’acte de divorce religieux à leur femme peuvent les laisser dans un flou juridique pendant des années, les empêchant de se remarier au sein de l’Etat juif. Elles ont alors le statut d’aguna, de femme enchaînée.

La semaine dernière, on a dit à un Américain, qui avait refusé un guet à sa femme pendant plus de dix ans, que sa mère décédée ne serait pas enterrée en Israël tant qu’il n’acceptait pas de finaliser le divorce. Malgré des premières informations selon lesquelles il aurait cédé, et après que l’enterrement eut eu lieu à Jérusalem, Yisrael Meir Kin a dit qu’il n’avait pas accepté, accusant au passage le Grand Rabbin israélien, David Lau, de corruption.

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