Israël avertit l’ONU que d’autres tunnels du Hezbollah au Liban visent Israël

Aucun de ces tunnels n'a atteint la frontière israélienne, contrairement aux six tunnels détruits par Tsahal ces dernières semaines

Des soldats israéliens cherchent des tunnels d'attaque creusés en Israël depuis le sud du Liban dont l'armée israélienne pense que le Hezbollah a l'intention d'utiliser dans les guerres futures, janvier 2019. (Armée israélienne)

Le gouvernement israélien a transmis des informations aux Nations unies détaillant l’existence d’autres « infrastructures souterraines » appartenant au Hezbollah le long de la frontière israélo-libanaise, a appris le Times of Israel, y compris des tunnels en direction du territoire israélien qui n’ont pas été détruits lors de la récente opération Bouclier du Nord de Tsahal.

Les travaux de construction de ces tunnels supplémentaires par le Hezbollah ont pris fin le mois dernier lorsque l’organisation terroriste a réalisé que ses plans étaient connus du côté israélien. Aucun des nouveaux tunnels n’avait atteint la frontière israélienne, contrairement aux six tunnels qui ont été détruits par Israël.

Ces tunnels supplémentaires, qui se trouvent tous en territoire libanais, sont connus des services de renseignement israéliens et sont à la portée opérationnelle d’Israël, a indiqué un responsable israélien.

Le responsable a confirmé une affirmation similaire faite à cet effet par l’armée israélienne au début du mois.

L’ancien chef d’état-major de Tsahal, Gadi Eizenkot, (à droite), est interviewé par Amos Yadlin à la conférence annuelle de l’Institute for National Security Studies à Tel Aviv, le 27 janvier 2019. (INSS)

« L’armée israélienne surveille et a connaissance d’un certain nombre de sites où le Hezbollah creuse des infrastructures souterraines qui doivent encore traverser le territoire israélien », a déclaré l’armée le 13 janvier.

Dimanche, l’ancien chef de Tsahal Gadi Eizenkot a déclaré que l’affirmation du leader du Hezbollah Hassan Nasrallah dans une interview de samedi soir selon laquelle il y a des choses qu’Israël ne sait pas concernant le programme des tunnels du Hezbollah « est totalement fausse ».

Image diffusée par l’armée israélienne le 28 décembre 2018, montrant un liquide s’écouler d’un tunnel transfrontalier, dans le village libanais de Kafr Kila. (Crédit : unité du porte-parole de l’armée)

Le 4 décembre, Israël a lancé l’opération Bouclier du Nord pour localiser et détruire les tunnels d’attaque transfrontaliers du Hezbollah, et le 13 janvier, les militaires ont annoncé qu’ils avaient trouvé tous ces passages et s’employaient à les détruire.

Dans une interview de trois heures accordée samedi à la chaîne de télévision pro-Hezbollah al-Mayadeen, Nasrallah a déclaré que le projet de tunnels avait commencé avant la deuxième guerre du Liban en 2006 et qu’un tunnel détruit par Tsahal lors de leur récente opération avait été creusé avant 2006. Le projet de tunnels de l’organisation chiite n’a été dévoilé qu’en 2014.

Hassan Nasrallah, chef de l’organisation terroriste du Hezbollah, est interviewé sur la chaîne de télévision libanaise al-Mayadeen, le 26 janvier 2019 (Capture d’écran)

Nasrallah, dans son interview, avait affirmé : « La découverte des tunnels n’affecte pas 10 % de nos plans pour prendre le contrôle de la Galilée. Si nous décidons de le faire – même s’ils ont détruit les tunnels – ne pouvons-nous pas les reconstruire ? » Il a également suggéré qu’il pourrait y avoir des tunnels d’attaque à la frontière israélo-libanaise qu’Israël n’a pas encore découverts.

Le Times of Israel a également confirmé que la roquette lancée sur Israël la semaine dernière depuis la Syrie, qui a été détruite par le système Dôme de fer au-dessus du mont Hermon, a probablement été lancée par des troupes appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran, et non par une milice chiite, puis envoyée en Syrie à partir de ce dernier. Le missile a été tiré depuis l’un des quartiers sud de Damas, près de Sayeda Zeinab, un lieu saint chiite.

Cette photo publiée par l’agence de presse officielle syrienne SANA, montre des missiles volant dans le ciel près de l’aéroport international, à Damas, Syrie, le 21 janvier 2019. (SANA via AP)

Israël estime que l’Iran compte actuellement quelque 2 000 membres du Corps des gardiens de la révolution islamique en Syrie et des milliers d’autres membres des milices chiites sous leur commandement.

Le gouvernement estime que le nombre d’Iraniens sur le sol syrien est tombé à un tiers de ce qu’il était il y a quelques années ; l’Iran a réduit sa présence en Syrie, mais ne l’a pas retirée. Le Hezbollah, lui aussi, a considérablement réduit ses forces en Syrie.

L’Iran nie officiellement avoir une présence militaire en Syrie ; il dit y avoir des conseillers.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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