Gila Tragerman, la mère de Daniel Tragerman l’enfant de 4 ans tué vendredi, dit que sa famille n’avait pas l’intention de retourner dans leur kibbouts de Nahal Oz, à la frontière de Gaza.
Après les funérailles qui ont eu lieu hier, Tragerman a dit aujourd’hui à la radio de l’armée « il semble que nous ne reviendrons pas à Nahal Oz – en aucune façon ».
« Maintenant, c’est très clair, il n’y a plus de points d’interrogation et je ne pense pas qu’il y en aura, » dit-elle. «Ce n’est à cause du calme – c’est les souvenirs », explique-t-elle de sa décision.
Gila Tragerman décrit son fils comme un « gentil garçon » et dit que « les images qui ont été médiatisées de lui reflètent qui il était vraiment ».
Elle dit que lors de l’opération Bordure protectrice, la famille a lutté pour maintenir un sentiment de normalité.
« Tout au long de la campagne, nous n’avons pas dit aux enfants que nous partions à cause de l’opération, nous ne leur avons dit qu’il y avait des [sirènes] « Alerte rouge » et que c’était un peu dangereux ».
« Après environ un mois, nous leur avons expliqué la situation et ils compris. »
Tragerman décrit la scène de vendredi, quand Daniel a été tué par des éclats d’obus dans leur maison de Nahal Oz. La famille avait un avertissement de seulement trois secondes, dit-elle, et n’a pas atteint l’abri à temps.
«Il a quitté la tente tout de suite, a appelé sa sœur, et quand je l’ai appelé, il était là avec un regard glacé. J’ai couru vers l’abri, et puis j’ai entendu le sifflement de l’obus et le cri de mon mari. C’est juste fou, je n’ai pas de mots. Je ne pense pas à «ce qui se serait passé si… ». Je ne veux pas devenir folle [à y penser] », dit-elle.