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Johnson appelle Washington à aller vers les Palestiniens

Le chef de la diplomatie britannique affirme qu'il faut "une sorte de mouvement symétrique dans l'autre direction pour faire bouger les choses"

Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères Boris Johnson attend le secrétaire d'état américain Rex Tillerson avant leur rencontre à Londres, le 22 janvier 2018 (Crédit : AFP Photo/Pool/Toby Melville)
Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères Boris Johnson attend le secrétaire d'état américain Rex Tillerson avant leur rencontre à Londres, le 22 janvier 2018 (Crédit : AFP Photo/Pool/Toby Melville)

Le secrétaire d’état aux Affaires étrangères Boris Johnson a déclaré lundi que le monde attend avec « grand intérêt » le plan de paix de l’administration Trump et il a appelé les Etats-Unis à aller vers les Palestiniens « pour faire bouger les choses ».

S’exprimant aux côtés du secrétaire d’état Rex Tillerson, Johnson s’est montré optimiste concernant les perspectives de paix malgré les retombées de la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem en tant que capitale d’Israël, le 6 décembre.

« C’est un moment d’opportunité. Un processus dans l’impasse depuis des années, si ce n’est des décennies, pourrait connaître des progrès », a-t-il estimé.

Interrogé sur les éventuelles nuisances au processus de paix induites par la déclaration de Trump, Johnson a répondu : « C’est possible que cela puisse aider à faire bouger les choses s’il y a un mouvement symétrique dans l’autre direction ».

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, à gauche, rencontre le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères britannique Boris Johnson à Londres, le 22 janvier 2018 (Crédit : AFP Photo/Pool/Toby Melville)

Johnson a qualifié de « prématurée » la reconnaissance américaine de Jérusalem, le mois dernier. La Première ministre Theresa May avait de son côté estimé qu’elle était « inutile », soulignant que le statut de la ville devait être déterminé lors de négociations entre les deux parties.

Trump, dans son discours, avait évité de prendre position sur les frontières finales de la ville et appelé au maintien du statu-quo dans les Lieux saints.

La déclaration de Trump avait suscité la colère des Palestiniens et Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, avait indiqué peu de temps après que les Etats-Unis ne pouvaient plus assumer le rôle d’intermédiaire équitable dans les pourparlers de paix.

Abbas a depuis continué à utiliser une rhétorique menaçante, allant jusqu’à maudire Trump lors d’un discours prononcé au début du mois dans lequel il a qualifié l’accord de paix en cours d’élaboration à la Maison Blanche de « gifle du siècle ».

Dans un discours à la Knesset, le vice-président américain Mike Pence a appelé lundi les Palestiniens à « revenir à la table des négociations », disant que « la paix ne peut naître que du dialogue ».

Ses propos sont survenus au moment même où Abbas se trouvait à Bruxelles pour pousser les états-membres européens à reconnaître un état palestinien.

Alors qu’il se trouve dans la région, Pence ne rencontrera ni Abbas, ni aucun autre responsable de l’AP, qui ont refusé de s’entretenir avec des membres de l’administration Trump concernant les négociations de paix depuis la reconnaissance par le président américain de Jérusalem en tant que capitale israélienne.

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