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Katz est en guerre contre Netanyahu sur Uber

Le ministre des Transports avertit que l'approbation des taxis privés signifiera qu'il faudra compenser les taxis avec licence

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le ministre des Transports et des Renseignements Yisrael Katz pendant la réunion hebdomadaire du cabinet, le 24 janvier 2016. (Crédit : Ohad Zwigenberg/Pool)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le ministre des Transports et des Renseignements Yisrael Katz pendant la réunion hebdomadaire du cabinet, le 24 janvier 2016. (Crédit : Ohad Zwigenberg/Pool)

Le ministre des Transports, Yisrael Katz, a lundi insisté sur le fait qu’il a agi dans l’intérêt du pays en cherchant à empêcher l’entrée du mode de transport international Uber dans le marché israélien, campant sur sa position un jour après une confrontation avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur la question.

« Quiconque veut introduire Uber devrait [également] préparer 8 à 9 milliards de shekels pour compenser les chauffeurs de taxi », a déclaré Katz à la commission de la finance de la Knesset.

« Si cela est ce que le cabinet israélien et la Knesset veulent, ils doivent préparer [la somme nécessaire à] la compensation ».

La commission s’était réuni pour examiner les réformes sur la législation qui encadre les transports, en lui donnant l’occasion de soulever la question sur Uber, qui, a-t-il insisté, devrait également être débattue, a signalé à la Deuxième chaîne.

Katz s’est défendu contre les remarques faites par Netanyahu, qui a insinué lors de la réunion du cabinet dimanche que la réticence du ministre des Transports à voir Uber s’installer en Israël découlait de la pression des chauffeurs de taxi, qui risquent de perdre beaucoup en chiffre d’affaires.

« Je ne sais pas d’où le mythe de la puissance de chauffeurs de taxi vient – ce n’est pas une communauté forte », a-t-il affirmé. « Avec tout le respect que je leur dois, ils ne sont pas les importateurs de voitures. Je sais juste que les gens qui sont assis derrière leur volant travaillent dur. C’est une communauté de travail qui fait face à la réalité et mon travail est de leur permettre de faire face à des conditions égales ».

« Nous ne parlons pas de la richesse du pays », a poursuivi Katz. « Si quelqu’un paie pour une licence de taxi, cela n’a pas de sens que quelqu’un d’autre vienne avec un véhicule privé et rivalise avec lui ».

Uber, un succès international, permet aux utilisateurs d’appeler des taxis par l’intermédiaire de leurs téléphones mobiles et est déjà utilisé en Israël. La société cherche à mettre en avant sa version UberX, qui permet à tout conducteur d’un véhicule de proposer des services de taxi.

Actuellement, il n’y a que les chauffeurs de taxi enregistrés qui peuvent accepter un paiement pour un trajet. Ainsi, le ministère des Transports devra modifier ses règlements pour que UberX puisse être utilisé légalement.

Netanyahu a, dimanche, exhorté Katz à approuver l’utilisation de l’application mais le ministre a affirmé que le système pourrait être mis à profit par les terroristes et les criminels.

« Voulez-vous quelqu’un pour vous emmène dans sa voiture à Naplouse [en Cisjordanie] en pleine nuit ? », a demandé Katz au Premier ministre. « Si vous voulez, vous la pouvez gérer. Je ne sers pas les magnats étrangers ; mon travail est de prendre soin des citoyens d’Israël ».

« Peut-être que je vais gérer [cette question] », a déclaré Netanyahu, qui a rencontré le PDG d’Uber, Travis Kalanick, en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, la semaine dernière.

« Votre problème est que vous êtes en faveur de la concurrence mais pas quand il en est de votre ressort ».

« Vous dites cela à moi, moi qui a ouvert la concurrence dans le ciel, les ports et les trains ? », s’est emporté Katz, insistant sur le fait qu’il n’y avait pas de problème inhérent à Uber mais a simplement insisté pour que la société se conforme au droit israélien.

« Le produit Uber qu’ils veulent introduire est problématique à cause de la concurrence déloyale, et en Israël, il est d’autant plus [problématique] en raison des problèmes de sécurité ».

Katz a noté que, en Israël, les tarifs des taxis sont contrôlés par le gouvernement.

« Voilà exactement de ce dont je veux parler », a déclaré Netanyahu. « Je ne veux pas un prix contrôlé. Je tiens à faire baisser les prix à la concurrence ».

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