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La police allemande aurait ouvert une enquête sur un festival musical néo-nazi

L’enquête concerne notamment le salut nazi fait par les plus de 6 000 participants au festival « Rock against Foreign Domination »

La police allemande a ouvert une enquête sur des violations des lois anti-nazies qui ont eu lieu pendant un festival de musique néo-nazi, a signalé le Daily Mail.

Plus de 6 000 participants, avec de nombreuses personnes portant des t-shirts avec des slogans tels que « J’adore Hitler », ont été vus en train de faire le salut nazi pendant le festival « Rock against Foreign Domination » [le festival de « rock contre la domination étrangère], qui comportait des spectacles d’une douzaine de « groupes [de musique] de la droite radicale », selon un article publié lundi.

Les autorités de l’Etat allemand de Thuringe, où a eu lieu le festival le 15 juillet, ont qualifié le plus grand rassemblement néo-nazi du pays de « relativement pacifique ».

Néanmoins, six personnes ont été provisoirement mises en état d’arrestation et 32 ​​infractions pénales ont été relevées telles que des dommages matériels, du trafic illicite de drogues, de la violence verbale et l’utilisation de signes permettant de s’identifier à des organisations anti-constitutionnelles, selon l’article.

Les participants font la queue pour participer au festival néo-nazi « Rock against Foreign Domination » ) Thuringe, en Allemagne, le 15 juillet 2017 (Crédit : Capture d'écran / YouTube)
Les participants font la queue pour participer au festival néo-nazi « Rock against Foreign Domination » ) Thuringe, en Allemagne, le 15 juillet 2017 (Crédit : Capture d’écran / YouTube)

L’Allemagne a des lois anti-nazies strictes qui incluent l’interdiction des symboles qui glorifient le régime d’Adolf Hitler ou « le réengagement dans des activités national-socialistes ».

Les habitants de Thuringe se sont ardemment opposés à l’organisation du festival. La ville de 3 000 habitants a déposé des requêtes juridiques contre le rassemblement néo-nazi, mais les juges dans les deux cas ont statué que le groupe d’extrême droite avait le droit d’organiser l’événement.

Quelque 500 personnes ont manifesté à l’extérieur du terrain où a été organisé le festival, en portant des panneaux où il était écrit notamment « la peste brune ». Un hôtel local a également fermé ses portes, refusant d’accueillir les participants néo-nazis du festival, selon l’article.

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