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La police laisse des néo-nazis se rassembler sur l’ancien site nazi de Nuremberg

Dix-huit néo-nazis, notamment des partisans du parti NPD, ont rejoint l'ancien site du troisième Reich samedi soir. Colère de la communauté juive

Des membres SS portent des drapeaux avec une croix gammées et des noms des régions et des villes allemandes alors qu'il marchent vers la mairie de Nuremberg, en Allemagne, le 10 septembre 1935, pour ouvrir la convention du Parti des Travailleurs d'Allemagne Nationale Socialiste (AP Photo).
Des membres SS portent des drapeaux avec une croix gammées et des noms des régions et des villes allemandes alors qu'il marchent vers la mairie de Nuremberg, en Allemagne, le 10 septembre 1935, pour ouvrir la convention du Parti des Travailleurs d'Allemagne Nationale Socialiste (AP Photo).

Le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne s’est indigné jeudi qu’un rassemblement d’extrême droite sur l’ancien site nazi de propagande de masse de Nuremberg, utilisé jadis par Adolf Hitler, ait pu être autorisé.

Josef Schuster a qualifié ce regroupement néo-nazi de « provocation intolérable » et a sommé la police « d’empêcher de tels rassemblements dans le futur », car ce n’est « pas le premier incident de ce type à Nuremberg ».

Dix-huit néo-nazis, notamment des partisans du parti NPD, ont rejoint l’ancien site du troisième Reich samedi soir, tristement célèbre pour ses rassemblements de Nuremberg, et y ont organisé une marche aux flambeaux comme dans les années 1930. Ils ont ensuite posté une vidéo sur internet.

Ils s’étaient rendus au préalable devant un centre d’hébergement de réfugiés. Dans ce cas, la police les a éloignés.

Mais les néo-nazis ont ensuite rejoint l’ancien site nazi de Nuremberg, suivis de loin par des policiers qui cette fois ne sont pas intervenus, provoquant la colère de la communauté juive.

La police s’est défendue en estimant qu’une intervention à chaud de sa part n’était « pas tactiquement appropriée ».

Mais le ministre de l’Intérieur de l’Etat régional de Bavière, où est située la ville de Nuremberg, Joachim Herrmann, a qualifié la réaction policière de « pas très heureuse » et reconnu qu’il ne pouvait « aucunement être question » de permettre à des nostalgiques du IIIe Reich de se rassembler sur le site.

Il a indiqué vouloir réfléchir à des restrictions d’accès sur place.

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