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26 ans plus tard

L’Argentine participe à la commémoration de l’attentat de la mission israélienne

L’attentat terroriste qui avait détruit la mission diplomatique à Buenos Aires avait tué 29 personnes et fait 242 blessés. L’attaque avait été attribuée à l’Iran

Le centre communautaire juif AMIA de Buenos Aires après l'attentat, au mois de juillet 1994. (Crédit : Cambalachero/Wikimedia commons)
Le centre communautaire juif AMIA de Buenos Aires après l'attentat, au mois de juillet 1994. (Crédit : Cambalachero/Wikimedia commons)

BUENOS AIRES (JTA) — Pour la première fois, la cérémonie de commémoration de l’attentat terroriste à l’ambassade israélienne de Buenos Aires a été coparrainée par le gouvernement argentin.

Cette cérémonie, qui a eu lieu vendredi pour marquer le 26e anniversaire de l’attaque, a également été organisée pour la première fois au Centre des droits de l’Homme, dans le pays, à la place du site où l’attentat avait été perpétré.

« Aujourd’hui, nous avons décidé de nous souvenir ici, en tant que symbole, que c’est une question hautement prioritaire dans l’agenda des droits de l’Homme établi par le gouvernement », a indiqué la vice-présidente argentine Gabriela Michetti, principale intervenante lors de l’événement.

L’attaque terroriste qui avait détruit l’ambassade israélienne à Buenos Aires le 17 mars 1992 avait tué 29 personnes et fait 242 blessés, à l’occasion de ce tout premier attentat international survenu sur le territoire argentin.

L’événement a eu lieu aux Archives nationales de commémoration où est basé le bureau du secrétaire des droits de l’Homme argentin.

Ce bâtiment avait servi d’école de mécanique pour la marine – une institution appelée ESMA – et il avait été utilisé par la dernière dictature militaire (1976-1983) comme l’un des principaux centres clandestins de torture et d’extermination des militants politiques qui combattaient le régime.

Ce lieu emblématique reste ouvert sous la forme d’un musée qui commémore ces crimes comme toutes les violations faites aux droits de l’Homme.

« Il y a un changement de paradigme au sein de l’Etat argentin. Cette attaque nous a touchés nous, Juifs et non-Juifs, Israéliens et non-Israéliens et c’est pour cela que nous sommes ici, à cet endroit, parce que ce qui nous est arrivé est arrivé à nous tous », a indiqué le secrétaire argentin aux droits de l’Homme, Claudio Avruj.

Des survivants de l’attentat et des proches des victimes ont assisté à cette cérémonie ainsi que des représentants de l’ambassade israélienne. L’ambassadeur israélien en Argentine, Ilán Sztulman, a expliqué que cet hommage était une expression claire de ce que l’attaque a été « un fait qui a touché toute la société argentine, et ce site montre cette universalité ».

« Vingt-six ans après cette date tragique, les citoyens du monde sont émus parce que les auteurs de l’attentat n’ont pas payé pour leur crime. La république de l’Iran, à travers le Hezbollah, continue à répandre le terrorisme dans le monde. Et comme nous l’avions dit il y a 26 ans, le terrorisme ne nous vaincra pas », a dit Sztulman.

Une exposition de photographies intitulée « La solidarité est la mémoire », consacrée à l’attaque de 1992, a été inaugurée vendredi dernier et restera à la disposition du public durant deux semaines. Certains clichés seront intégrés à l’exposition permanente présentée au centre de commémoration des droits de l’Homme.

L’Argentine a accusé l’Iran d’avoir commis l’attentat en 1992 et d’être également responsable de l’attentat meurtrier à la bombe perpétré au centre juif AMIA de Buenos Aires en 1994, qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés. Les auteurs de ces attaques n’ont jamais été attrapé.

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