Le cabinet, réticent à frapper le Hamas, a tort, selon Liberman
Le ministre de la Défense a assuré qu'il ne parlait pas d'une incursion terrestre, car rien "ne vaut la peine de [risquer] de perdre un seul soldat israélien"

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré lundi qu’il n’y a aucun moyen de conclure à un accord avec le groupe terroriste palestinien du Hamas pour mettre fin à la violence à la frontière mais certains membres du cabinet sont réticents à faire usage de la force pour y parvenir.
Liberman, qui a appelé plusieurs fois à porter un coup fort au Hamas pour convaincre le groupe terroriste qui gouverne de facto la bande de Gaza à restaurer la calme le long de la frontière, a assuré qu’il ne parlait pas d’une incursion terrestre.
Ces propos s’inscrivent dans un contexte de reprise des tensions à la frontière, après un week-end chargé en tirs de roquettes sur les communautés israéliennes et en frappes aériennes de représailles par l’armée israélienne, qui menace de ramener les deux parties à l’aube d’une guerre.
« Je pense que certains membres du cabinet sont prisonniers de concept erronés, et nous savons où mènent ces chemins », a déclaré Liberman au début de la réunion hebdomadaire de son parti, Yisrael Beytenu.
« Quiconque compte sur un accord avec le Hamas a sérieusement tort. »
« Nous avons ce qu’il faut pour restaurer le calme sans incursion terrestre. Même si nous tuons les 40 000 activistes du Hamas et du Jihad islamique [palestinien], cela ne vaut la peine de [risquer] de perdre un seul soldat israélien », a-t-il ajouté.
Un haut-responsable israélien a souligné lundi que le pays ne voulait pas entrer en guerre à Gaza mais que l’Etat juif désire le retour au calme.
« Il est possible que nous ayons à frapper durement Gaza, que nous n’ayons pas les moyens d’empêcher cela. Mais notre premier objectif est le retour au calme pendant un moment sans pour autant avoir à entrer dans une opération militaire d’ampleur ».
La priorité d’Israël dans la gestion de la violence à Gaza est d’empêcher l’infiltration de terroristes en Israël et d’éviter que la situation ne dégénère, a déclaré de son côté le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
« Nous agissons en premier lieu pour protéger Israël des infiltrations de personnes qui veulent nous blesser – blesser nos soldats et nos communautés – et qui veulent traverser la frontière pour tuer nos civils et nos soldats. Nous les en avons empêché pour le moment », a-t-il déclaré aux journalistes pendant un point-presse à son bureau de Jérusalem.
« D’autre part, nous tentons d’éviter une catastrophe humanitaire à Gaza », a-t-il ajouté. Pour cela, Israël est prêt à accepter l’implication des Nations unies et des pays arabes afin de trouver une solution, » a-t-il dit.
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