Rechercher

Le gouvernement français dissout un groupuscule néo-nazi

Emmanuel Macron s'était engagé fin février aux dissolutions du mouvement très minoritaire "Blood and Honour Hexagone", mais aussi du Bastion social et de Combat 18

Affiche du Bastion social portant le slogan "Préférence nationale" (Crédit : capture d'écran France 2/Gizor/Youtube)
Affiche du Bastion social portant le slogan "Préférence nationale" (Crédit : capture d'écran France 2/Gizor/Youtube)

La dissolution du groupuscule d’ultra-droite néo-nazi « Blood and Honour Hexagone » a été prononcée mercredi en Conseil des ministres.

Le président Emmanuel Macron s’était engagé fin février lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) aux dissolutions de ce mouvement très minoritaire, mais également du Bastion social et de Combat 18.

Blood and Honour (Sang et honneur, en anglais) est issu de la scène musicale néo-nazie britannique. Blood and Honour Hexagone en est sa filiale française. « Sang et honneur » fait référence au slogan « Blut und Ehre » utilisé notamment par les Jeunesses hitlériennes. Skinheads, ils portent tatouages et blousons noirs en nylon et sont adeptes d’un hard rock sulfureux qui met en avant la « suprématie blanche » dans ses paroles.

Selon le politologue Stéphane François, spécialiste des droites radicales, ce mouvement en France « n’a jamais été quelque chose d’important ». « A la grande époque, dans les années 1990, c’était une trentaine de personnes. Maintenant il n’y a quasiment plus rien, ils organisent des concerts une ou deux fois par an et c’est tout », observe M. François.

Il est essentiellement implanté dans l’est de la France.

En avril 2019, le conseil des ministres avait déjà prononcé la dissolution du mouvement d’ultra-droite Bastion social, accusé d’appeler à la haine, aux discriminations et aux actions violentes.

Fondé par des membres du Groupe Union Défense (GUD), syndicat étudiant d’extrême droite, Bastion social a essaimé dans plusieurs villes, mais restait extrêmement discret sur le nombre d’adhérents.

Inspiré du mouvement italien CasaPound, le groupe est adepte des thèses du « grand remplacement », qui prophétisent la disparition des « peuples européens ».

Dans un rapport parlementaire rendu public en juin, une commission d’enquête de l’Assemblée nationale s’est alarmée d’une possible « tentation terroriste » des groupuscules d’extrême droite en France.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.