Le nouvel adjoint d’Abbas acceptera la solution à un état
Selon Mahmoud al-Aloul, Ramallah ne sait “toujours pas ce que sera la politique américaine” envers Israël
Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël
Mahmoud al-Aloul, récemment nommé vice-président du Fatah, le parti du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas, a déclaré qu’il accepterait une solution à un état avec une égalité totale, mais qu’il pensait qu’Israël ne l’accepterait jamais.
Al-Aloul, qui a donné son premier entretien depuis sa nomination à la vice-présidence du Fatah, a déclaré au quotidien panarabe a-Sharq al-Awsat que « la [solution à] un état dont nous parlons est historiquement un état démocratique dans lequel tout le monde vit de manière égalitaire : c’est acceptable. Cependant, nous savons qu’Israël ne l’acceptera pas […], ils ne peuvent pas l’accepter. »
Il a ajouté qu’ « ils veulent un état purement juif. C’est pour cela qu’ils nous ont demandé de reconnaitre un Etat juif. Nous avions déjà présenté une [solution à] un état. Il n’y a pas de problème avec cela, nous acceptons ces termes. »
Al-Aloul a également affirmé que l’AP était toujours incertaine vis-à-vis des politiques du président américain Donald Trump.
« Nous communiquons avec lui et son administration. Nous leur envoyons des messages directement, et également en passant par des dirigeants arabes […]. Ils disent qu’ils étudient le dossier. Nous ne savons toujours pas ce que sera la politique américaine dans les mois qui viennent », a-t-il déclaré.
Pour l’instant, la seule communication connue entre l’AP et les Etats-Unis s’est faite par des responsables sécuritaires.
En février, Mike Pompeo, le directeur de la CIA, s’est rendu à Ramallah, et Majid Faraj, le directeur des renseignements de l’AP, a été à Washington.
Aloul a cependant démenti que les communications n’aient porté que sur la sécurité. Il a déclaré qu’il y avait eu des réunions « sécuritaires mais aussi politiques. Et dans celles qui étaient sécuritaires », des sujets ne portant pas sur la sécurité ont également été abordés.
« Beaucoup de frères sont partis et ont communiqué avec des acteurs clés de l’administration [Trump] », a-t-il indiqué.
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